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Élections : Benny Gantz appelé à donner à Alon Tal une place réaliste sur sa liste

Les groupes verts demandent que ce défenseur de l'environnement, entré à la Knesset grâce à la loi norvégienne, puisse être réellement élu ; il occupe aujourd'hui la 24e place

Le député Alon Tal lors d'une commission de l'Éducation, de la culture et des sports au parlement israélien avant la rentrée scolaire, le 16 août 2022. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)
Le député Alon Tal lors d'une commission de l'Éducation, de la culture et des sports au parlement israélien avant la rentrée scolaire, le 16 août 2022. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)

Les groupes écologistes israéliens ont exercé des pressions sur Benny Gantz, ministre de la Défense, afin que ce dernier fasse figurer Alon Tal, célèbre militant pour l’environnement, à une place réaliste sur la liste électorale du parti HaMahane HaMamlahti, une liste qui doit être rendue publique mardi.

Il occupe actuellement la 24e place.

HaMahane HaMamlahti est née d’un partenariat établi entre Kakhol lavan, le parti de Gantz, et Tikva Hadasha, une faction dirigée par Gideon Saar, en amont des prochaines élections nationales du 1er novembre.

Tal, 62 ans, qui a grandi aux États-Unis, a passé la plus grande partie de son existence dans le domaine environnemental, et il est le membre de la Knesset le plus au fait des affaires liées à l’environnement.

Maya Jacobs, ancienne directrice de l’organisation de préservation marine Zalul et co-fondatrice d’un nouveau groupe, Choose Green, a récemment recueilli les signatures de 26 organisations écologistes pour sa missive – et notamment celle de Life and Environment, l’organisation-cadre de toutes les ONG environnementales dont Tal a été le président dans le passé.

La lettre, datée du 23 août – et qui n’a attiré que peu d’attention de la part des médias, majoritairement en raison de la réticence de Tal à s’exprimer dans ce dossier – a appelé Gantz à placer un expert du climat et de l’environnement dans les dix premières places de la liste, exprimant l’inquiétude de voir la question environnementale absente de la plateforme de HaMahane HaMamlahti et avertissant que Choose Green publierait un indice « vert » des partis qui se présentent au scrutin du mois de novembre dans les semaines précédant le retour aux urnes des Israéliens.

Jacobs a déclaré lundi au Times of Israel que des membres de HaMahane HaMamlahti soucieux de sécurité comme le sont Gantz (ancien chef d’État-major de Tsahal) ou Matan Kahana (ancien pilote de chasse qui a quitté la formation Yamina pour rallier l’alliance dirigée par Gantz) devaient comprendre les dangers à la sécurité nationale induits par le dérèglement climatique qui, avec la pollution, tue un plus grand nombre d’Israéliens chaque année que la guerre.

Ainsi, la pollution, à elle seule, serait responsable de la mort de près de 2 000 Israéliens par an.

Maya Star, jeune activiste au sein de l’organisation Saving the Jerusalem Hills, qui a fait campagne contre un projet de développement massif, a dit que « le professeur Tal a répercuté la voix de nombreux combats menés par la société civile à la Knesset et il s’est tenu à nos côtés dès le premier jour. Il a été à l’origine de la création d’un caucus à la Knesset pour la protection des collines de Jérusalem, qui a attiré plus d’une vingtaine d’autres députés ; il a lancé des débats, il a soumis des demandes et il s’est assuré que les collines de Jérusalem restaient bien à l’ordre du jour à la Knesset. Tal a assisté à toutes les discussions dans les commissions de planification, il a pris la parole et il a donné de l’espoir aux générations futures qui ne veulent pas d’un Israël recouvert de béton et d’asphalte ».

Au mois de juillet, le site d’investigation indépendant Shakuf (ce qui signifie « transparent » en hébreu) a établi qu’au sein de l’une des Knesset les plus polarisées de l’Histoire, Tal est parvenu à faire signer à des membres de l’opposition 51 projets de loi présentés à titre privé sur 83, la majorité d’entre eux en lien avec l’environnement.

Avant de devenir député, Tal avait été président du département de politique publique de l’université de Tel Aviv.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’entrer en politique, il avait intégré la Knesset grâce aux dispositions de la Loi norvégienne qui permet aux parlementaires qui sont nommés ministres de laisser leur siège au candidat suivant sur la liste électorale.

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