Elections israéliennes : tour d’horizon du nouveau Parlement
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Elections israéliennes : tour d’horizon du nouveau Parlement

Le décompte ne devrait être final qu'après le dépouillement du vote des soldats, des prisonniers et des diplomates, qui pourrait altérer légèrement la ventilation

Vue d'ensemble de la Knesset. (Crédit : Orel Cohen/FLASH90)
Vue d'ensemble de la Knesset. (Crédit : Orel Cohen/FLASH90)

La presque totalité des bulletins est dépouillée après les législatives de mardi en Israël. Voici une projection de la répartition des 120 sièges du Parlement.

Le décompte ne devrait être final qu’après le dépouillement, d’ici à jeudi soir, du vote des soldats, des prisonniers et des diplomates, qui pourrait altérer légèrement la ventilation.

Likud (droite) : 35

Kakhol lavan (centre-droit) : 35

Shas (ultra-orthodoxe) : 8

YaHadout HaTorah (ultra-orthodoxe) : 8

Hadash-Taal (arabe) : 6

Parti travailliste (centre-gauche) : 6

Yisrael Beytenu (ultra-nationaliste) : 5

Union des partis de droite (droite radicale) : 5

Meretz (gauche): 4

Koulanou (centre-droit): 4

Balad-Raam (arabe): 4

Likud

Son chef Benjamin Netanyahu, au pouvoir pendant plus de 13 ans au total, battra en juillet le record de longévité au poste de Premier ministre s’il est reconduit.

Le Likud, parti le plus important en nombre d’adhérents, défend le libéralisme en économie et soutient le développement des colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens, illégales aux yeux du droit international.

Le Premier ministre israélien embrasse son épouse Sara durant son apparition devant les partisans au siège du parti du Likud dans la ville côtière de Tel Aviv, la nuit des élections, le 10 avril 2019 (Crédit : Thomas COEX / AFP)

Kakhol lavan

Benny Gantz, ancien chef de l’armée israélienne et novice en politique, s’est allié avec un autre ex-chef d’état-major, Moshe Yaalon, et l’ex-ministre des Finances Yair Lapid sur la liste Kakhol lavan.

M. Gantz s’appuie sur sa carrière militaire pour la sécurité nationale. Il s’est posé en alternative intègre et réconciliatrice à M. Netanyahu tout en endossant quasiment les mêmes visions que le Likud sur le dossier palestinien.

Benny Gantz, président du parti Kakhol lavan, rejoint les chefs de parti après la publication des premiers résultats lors des élections générales au siège du parti à Tel-Aviv, le 9 avril 2019 (Crédit : Gili Yaari / Flash90).

Shass

Shass, parti religieux représentant les juifs ultra-orthodoxes séfarades dont la vie est essentiellement centrée sur la religion, faisait partie de la précédente coalition autour de M. Netanyahu et lui a déjà renouvelé son soutien.

Yahadout HaTorah

Judaïsme unifié de la Torah, également dans la coalition sortante, représente les juifs ultra-orthodoxes ashkénazes. Son opposition au service militaire obligatoire pour les étudiants des écoles talmudiques fait du parti un partenaire très improbable pour Kakhol lavan.

Hadash-Taal

Liste la plus populaire parmi les électeurs arabes, elle allie le mouvement communiste Hadash, dirigé par Ayman Odeh, et le parti Taal d’Ahmed Tibi. En 2015, les deux partis faisaient partie de la Liste arabe unie.

Affiche de la campagne Hadash-Taal à Umm al-Fahm, le 9 avril 2019. (Adam Rasgon/Times of Israel)

Travailliste

Après la création d’Israël en 1948, le parti travailliste a dominé la politique pendant près de 30 ans, mais est en nette perte de vitesse ces dernières années, avec la droitisation de l’opinion. La tendance s’est poursuivie après l’arrivée d’Avi Gabbay à sa tête en 2017.

Yisrael Beytenu

Avigdor Liberman a quitté le gouvernement de Benjamin Netanyahu en novembre après y être entré à retardement à la suite des élections de 2015. La base du parti au programme ultra-nationaliste est constituée d’immigrants venus de l’ex-Union soviétique.

Union des partis de droite

Afin que les voix à droite ne s’éparpillent pas, M. Netanyahu a poussé Droite unie – formée de HaBayit HaYehudi et de l’Union nationale, nationalistes religieux – à accepter sur sa liste Itamar Ben Gvir, figure de Otzma Yehudit, parti d’extrême droite largement considéré comme raciste et anti-arabe. L’Union des partis de droite n’a pas assez de sièges pour que M. Ben Gvir devienne député.

Meretz

Le parti laïc et socialiste créé en 1992 et dirigé par Tamar Zandberg, a tremblé jusqu’au bout mais a réussi à franchir le seuil de 3,25 % des votes pour rester au Parlement. Meretz soutient une solution à deux Etats avec les Palestiniens.

Koulanou

Fondé en 2014 par Moshe Kahlon, ancien du Likud, Koulanou soutient largement la politique de M. Netanyahu tout en mettant l’accent sur les questions sociales.

Balad-Raam

Autre réminiscence de la Liste arabe unie de 2015, l’alliance comprend le parti nationaliste arabe Balad et le parti islamiste Raam.

Les perdants

Les sondages flatteurs avaient autorisé le parti Zehout (Identité) de Moshe Feiglin à se rêver faiseur de roi. Son programme, étrange combinaison de nationalisme religieux aux accents anti-arabes et de libéralisme économique et sociétale – prônait la légalisation du cannabis. Il n’a pas franchi le seuil requis.

Le ministre de l’Education Naftali Bennett vote à Ra’anana le 9 avril 2019. (Crédit : ministère de l’Education)

Le ministres sortants de l’Education et de la Justice, Naftali Bennett et Ayelet Shaked, avaient quitté le Foyer juif pour fonder la Nouvelle droite et en appeler à un électorat plus laïc.

Pour l’instant, ils sont évincés de la Knesset (Parlement), mais les résultats des votes des soldats pourraient les faire revenir avec au moins quatre sièges.

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