Elections : Yaalon de Kakhol lavan exclut toute fusion avec d’autres partis
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Elections : Yaalon de Kakhol lavan exclut toute fusion avec d’autres partis

"Nous n'en avons pas besoin", a dit l'ex-ministre de la Défense, évoquant de possibles alliances. Pour Ofer Shelah, le parti ne changera pas d'équipe pour le scrutin de septembre

Les leaders de Kakhol lavan (de droite à gauche) Benny Gantz, Yair Lapid, Moshe Yaalon, et Gabi Ashkenazi durant une réunion de faction à la Knesset, le 20 mai 2019 (Crédit : Hadas Parush /Flash90)
Les leaders de Kakhol lavan (de droite à gauche) Benny Gantz, Yair Lapid, Moshe Yaalon, et Gabi Ashkenazi durant une réunion de faction à la Knesset, le 20 mai 2019 (Crédit : Hadas Parush /Flash90)

Le numéro 3 de Kakhol lavan, Moshe Yaalon, a exclu samedi l’union de sa formation avec d’autres factions de centre-gauche pour le scrutin du mois de septembre, reprenant ainsi les propos tenus par le numéro deux de la formation Yair Lapid.

Les discussions portant sur une éventuelle alliance de centre-gauche se sont élargies la semaine dernière suite au retour de l’ex-Premier ministre Ehud Barak en politique.

Barak chercherait à s’associer avec les Travaillistes, le Meretz et Kakhol lavan sous la forme d’une seule liste d’union.

Les réactions parmi les membres de Kakhol lavan face à une éventuelle association avec Barak ont été mitigées. Tandis que l’ex-chef d’Etat-major Gabi Ashkenazi s’est dit ouvert à une telle option, Lapid a rejeté une possibilité de ce type.

« Nous avons pas besoin de nous lier à un quelconque parti », a commenté pour sa part Moshe Yaalon, député de Kakhol lavan, lors d’un événement culturel organisé à Modiin. « Nous n’en avons pas besoin ».

Yaalon a exprimé son respect pour Barak mais il a ajouté que l’ancien Premier ministre « s’intéresse à des alliances à gauche », tandis que Kakhol lavan veut être « une alternative au gouvernement ».

Les leaders de Kakhol lavan Yair Lapid, à droite, et Moshe Yaalon lors d’une réunion de faction à la Knesset, le 24 juin 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Yaalon a ajouté que le parti garderait la même liste électorale qu’au cours des élections du mois d’avril et il a cherché à minimiser l’accord conclu entre Lapid et le leader du parti Benny Gantz avant le dernier scrutin, qui détermine la rotation des deux hommes au poste du Premier ministre si Kakhol lavan devait être chargé de former le prochain gouvernement.

« Nous sommes des obstinés, nous parlons, nous nous querellons… Nous avons pris la décision de conserver le même format de rotation », a-t-il expliqué.

Selon des reportages diffusés à la télévision, le mois dernier, Yaalon s’inquièterait également de ce que la campagne agressive de Lapid contre les partis ultra-orthodoxes concernant des questions religieuses et sociales ne repousse des électeurs potentiels.

Yaalon est à la tête du parti Telem, qui s’est associé à la formation Hossen LeYisrael de Gantz ainsi qu’à Yesh Atid, dirigé par Lapid, pour former l’alliance Kakhol lavan en amont des premières élections du mois d’avril.

Il se situerait plus à droite que la majorité des membres de l’alliance centriste.

Le député de Kakhol lavan Ofer Shelah, à gauche, parle au journaliste israélien Tal Schneider durant un événement culturel dans la ville de Baqa al-Gharbiya, dans le nord du pays, le 6 juillet 2019 (Autorisation)

Pour sa part, Ofer Shelah, député du parti Kakhol lavan, a semblé s’en prendre à Barak.

« J’espère que les autres partis qui ont fait part de leur intérêt pour l’idée d’aider à remplacer le gouvernement n’agiront pas en fonction de caprices personnels et de prétentions infondées au poste du Premier ministre ou autres fonctions ministérielles mais bien conformément à une règle : Ce qui apportera la victoire », a-t-il déclaré lors d’un événement organisé à Baqa al-Gharbiya, dans le nord du pays.

Shelah a également confirmé que la liste électorale de Kakhol lavan ne connaîtrait aucun changement pour les élections du 17 septembre.

Les informations portant sur l’intérêt de Barak pour une liste de centre-gauche unie ont émergé après que l’ex-Premier ministre a déclaré que la taille du bloc, dans sa globalité, était plus importante que celle de n’importe quel parti individuellement.

Tandis que Barak n’a pas explicitement déclaré qu’il prendrait la tête de cette alliance potentielle de centre-gauche, il n’a pas non plus suggéré que cela pourrait ne pas être le cas.

L’ancien Premier ministre Ehud Barak s’exprime lors d’une conférence de presse pour annoncer son retour en politique à avant les législatives en septembre, à Tel Aviv, le 26 juin 2019. (Jack Guez/AFP)

Les sondages au cours de la semaine passée ont accordé à Kakhol lavan entre 29 et 31 sièges, légèrement moins qu’au parti du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Une enquête d’opinion a donné à la formation de Barak six sièges tandis qu’une autre a indiqué qu’il ne franchirait pas le seuil électoral de 3,25 % pour entrer à la Knesset, forte de 120 membres.

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