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Elsa Zylberstein, « s’oublier complètement » pour incarner Simone Veil

Le film ambitionne de brosser la vie, depuis l'enfance jusqu'aux combats pour la mémoire de la Shoah et la légalisation de l'avortement, d'une "femme si connue, personnalité préférée des Français pendant 25 ans"

Elsa Zylberstein, en avril 2022. (Crédit : Anoush Abrar / CC BY-SA 4.0)
Elsa Zylberstein, en avril 2022. (Crédit : Anoush Abrar / CC BY-SA 4.0)

Des heures de maquillage, des semaines de travail sur la voix, une communion d’esprit avec une grande figure du XXe siècle : Elsa Zylberstein a dû « s’oublier complètement » pour devenir Simone Veil, dans un biopic en salles mercredi.

L’actrice, méconnaissable sous les couches de maquillage, incarne cette figure nationale de ses 30 ans à la fin de sa vie, dans « Simone, le Voyage d’une vie ».

« J’allais pas m’amuser à juste me foutre un chignon et des boucles d’oreilles ! », s’exclame auprès de l’AFP Elsa Zylberstein, qui a porté pendant une décennie ce projet de portrait « d’une femme si connue, qui a été la personnalité préférée des Français pendant 25 ans ».

Le film, hagiographique, ambitionne de brosser l’ensemble de sa vie hors du commun, depuis son enfance à La Ciotat jusqu’à ses combats pour la mémoire de la Shoah, en passant par les camps de la mort, le Parlement européen dont elle fut la première présidente, ses engagements, pour les prisonniers algériens notamment, et évidemment son combat comme ministre de la Santé pour légaliser l’avortement.

Dans la première partie de sa vie, jusqu’à son engagement politique, elle est incarnée par Rebecca Marder. Le reste repose sur les épaules d’Elsa Zylberstein.

L’actrice française Elsa Zylberstein pose lors d’un photocall pour le film ‘Simone, le Voyage du Siecle’ lors du 15e festival du film francophone d’Angoulême à Angoulême, dans l’ouest de la France, le 27 août 2022. (Crédit : YOHAN BONNET / AFP)

« Le travail que j’ai fait, c’est de rentrer dans sa voix, dans ses pas, dans sa respiration, dans tout ce qu’elle était », poursuit l’actrice, qui a connu Simone Veil.

Elle s’était promis de faire naître ce film et voit son rêve se réaliser, quatre ans après son entrée au Panthéon.

« De 35 à 87 ans, j’ai dû trouver toutes les facettes de cette femme très complexe qui passe par l’enfer » puis « se réinvente, choisit la vie et décide qu’il n’y a pas de fatalité », résume-t-elle dans un entretien à l’AFP.

« Ce rôle m’a transformée », poursuit celle qui rejoindra en octobre le plateau de Woody Allen pour son nouveau film, tourné à Paris, et est aussi une figure familière des comédies.

« Quand tu te prépares pendant un an, tu infuses… Je suis arrivée sur le plateau j’étais elle. Elle était avec moi. »

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