Élue à la Knesset, Emilie Moatti demande l’abandon de sa nationalité française
Cette décision s’inscrit en vertu d’une Loi fondamentale sur la Knesset, qui veut que les députés disposent uniquement de la nationalité israélienne

Emilie Moatti, députée élue la semaine dernière qui figurait à la troisième place sur la liste travailliste, a demandé à l’ambassade de France le retrait de sa nationalité française, a rapporté le journal Maariv.
« La France restera toujours mon deuxième amour. Merci Monsieur l’ambassadeur Eric Danon », a-t-elle posté sur Twitter. Dans un second message, elle a écrit « surtout Paris », accompagné d’une photo d’elle dans un jardin parisien.
Cette décision s’inscrit en vertu d’une Loi fondamentale sur la Knesset, qui veut que les députés disposent uniquement de la nationalité israélienne, et que tout député ne pourra prêter serment sans avoir agi afin de se séparer de sa double nationalité.
Le dossier a été transmis au département consulaire de l’ambassade de France.
La France restera toujours mon deuxième amour.
Merci Monsieur l'ambassadeur @EricDanon ???? https://t.co/jCcIbZ5dkq— Emilie moatti אמילי (חיה) מואטי ???????? (@EmilieMoatti) March 31, 2021
De nombreux députés ont par le passé abandonné leur autre nationalité. Parmi eux, Naftali Bennett (États-Unis), Moshe Feiglin (Australie), Karin Elharar (France), Chaim Yellin (Argentine), Ksenia Svetlova et Abdullah Abu Maruf (Russie).
Un amendement à cette loi avait été proposé lors de la 20e Knesset, mais rejeté.
חברות וחברים, מצרפת כאן את הראיון המלא מ דמוקרטtv . תודה גדולה ללוסי אהריש ואיחולי חופשה נעימה, מחכים לשובך ואוהבות אותך
Posted by אמילי – חיה מואטי Emilie Moatti on Thursday, February 11, 2021
Avant d’être élue, Emilie Moatti, francophone née à Netanya, a été activiste pour la justice sociale et commentatrice politique.
Compagne de Daniel Shek, ancien ambassadeur d’Israël à Paris, elle est âgée de 41 ans. Elle a étudié à la Sorbonne à partir de 2003 et a travaillé en tant que productrice et porte-parole du Festival du cinéma israélien de Paris, rapporte le site de l’Institut pour la traduction de la littérature hébraïque.
Emilie Moatti s’est impliquée dans deux projets de gauche pour la paix : la Geneva Initiative, qui promeut une solution à des États ; et la Israeli Regional Initiative, en faveur d’une « alliance régionale avec les pays arabes pour un avenir sûr et prospère pour Israël et la région ».
Elle est membre du conseil d’administration de WePower, ONG féministe qui vise à l’intégration des femmes dans le spectre politique municipal et national.
Elle a reçu le prix du ministère de l’Éducation pour son premier roman, Blue Marks, publié en 2018 et dont l’histoire se déroule à Paris.







