En 2017, la chef du Parti travailliste envisageait de rejoindre le Likud
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En 2017, la chef du Parti travailliste envisageait de rejoindre le Likud

Dans une réponse plutôt confuse, la députée progressiste dit à présent qu'elle ne faisait que plaisanter en disant qu'elle était attirée par le parti de droite de Netanyahu

La dirigeante du Parti travailliste, Merav Michaeli, vue lors d'une première réunion de son parti avec les nouveaux élus à Tel Aviv, le 2 février 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)
La dirigeante du Parti travailliste, Merav Michaeli, vue lors d'une première réunion de son parti avec les nouveaux élus à Tel Aviv, le 2 février 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)

La dirigeante du Parti travailliste, Merav Michaeli, a déclaré par le passé qu’elle avait envisagé de rejoindre le parti de droite du Likud avant de se rallier finalement au mouvement de gauche qu’elle dirige aujourd’hui.

Michaeli, qui a été élue à la tête du Parti travailliste le mois dernier, a fait cette révélation lors d’une interview avec le podcast Geekonomy en mai 2017, a rapporté la Treizième chaîne de télévision mercredi.

En réponse à la reprise de ses commentaires, Michaeli a déclaré qu’elle ne faisait que plaisanter lorsqu’elle les a formulés, bien que la tournure de sa réponse de mercredi n’ait pas entièrement dissipé la confusion.

Dans un extrait du podcast de 2017, rediffusé par la Treizième chaîne, la députée de gauche affirme que lorsqu’elle a envisagé d’entrer en politique, elle a été attirée par le Likud.

« La vérité, c’est que j’y ai réfléchi », a-t-elle déclaré lorsqu’on lui a demandé au cours de l’entretien de préciser que son point de vue était similaire à celui des membres du parti de Benjamin Netanyahu.

Michaeli, ancienne journaliste et chroniqueuse au journal de gauche Haaretz, précise ensuite qu’elle parle d’une période précédant son adhésion au Parti travailliste en 2012.

« Parce qu’à plusieurs reprises dans le passé, on m’a approchée pour me proposer d’entrer en politique », dit-elle dans le podcast. Et dans l’une d’entre elles, je me suis dit : « Si je devais [entrer en politique], alors peut-être que j’irai au Likud ».

Elle dit qu’une partie de sa motivation était d’être une sorte de « cheval de Troie » au sein du Likud. Cependant, elle souligne qu’elle n’a jamais voté pour le Likud mais seulement pour le Parti travailliste ou le Meretz, qu’elle est accusée aujourd’hui de snober.

Michaeli dit ensuite qu’elle pense qu’elle aurait gagné un siège au Parlement sur la liste du parti Likud lors de sa première course à la Knesset mais pas lors des élections suivantes, « parce que je n’aurais pas été en mesure de satisfaire aux exigences » de la ligne du parti.

Elle dit avoir choisi de rejoindre le Parti travailliste parce qu’elle estimait qu’il était important qu’il y ait un gouvernement qui ne soit pas de droite.

La députée Merav Michaeli s’exprime à la Knesset, le 7 décembre 2016. (Hadas Parush/Flash90)

La Treizième chaîne a déclaré avoir parlé avec un producteur du podcast qui a déclaré qu’il n’y avait aucune indication à l’époque que Michaeli aurait été sarcastique ou aurait essayé d’être drôle.

Dans une réponse quelque peu confuse donnée à la Treizième chaîne lors de son reportage, Michaeli a déclaré qu’elle avait envisagé de rejoindre le Likud il y a des années parce que les hauts dirigeants du parti, dont Netanyahu, avaient soutenu le retrait israélien de la bande de Gaza en 2005 et que Netanyahu avait prononcé un discours affirmant son soutien à la solution à deux États pour le conflit avec les Palestiniens.

« J’ai envisagé de rejoindre un Likud qui semblait défendre des positions clairement de gauche », a déclaré Mme Michaeli dans le reportage. « Et sérieusement, il est absolument clair que c’était une blague. Le Parti travailliste est mon seul parti, au sein duquel j’ai tenu à rester et à reconstruire ».

Michaeli a été élue à la Knesset en novembre 2012 et est restée députée depuis lors, à l’exception d’une période entre avril et août 2019 au cours de laquelle elle a perdu son siège à la Knesset.

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