En Vendée, les liens du ‘shmatess’ sauvèrent la vie d’un enfant juif caché durant la Shoah
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En Vendée, les liens du ‘shmatess’ sauvèrent la vie d’un enfant juif caché durant la Shoah

Une famille de commerçants en tissus de Croix-de-Vie, bourg de Vendée, a sauvé la vie du fils de leur collègue juif parisien

Charles et Marie-Louise Grasset, Justes parmi les Nations, commerçant dans le tissu sauvèrent la vie d'un enfant juif durant les années 42-44 en Vendée (Crédit : Capture d'écran/Mémorial Yad Vashem)
Charles et Marie-Louise Grasset, Justes parmi les Nations, commerçant dans le tissu sauvèrent la vie d'un enfant juif durant les années 42-44 en Vendée (Crédit : Capture d'écran/Mémorial Yad Vashem)

Les liens entre commerçants de shmatess (le tissu et son commerce en yiddish) sont sacrés.

L’ancien maire et professeur d’histoire d’un village de Vendée appelé Croix-de-Vie raconte l’histoire du sauvetage, dans ce village, en 1942, d’un petit garçon juif rapporte Ouest-France.

Dans la réédition de son livre Des enfants juifs en Vendée 1942-1944, il raconte l’histoire de Jean-Claude Charron, 11 ans, arrivé dans le village en 1942.

« Son père était un commerçant juif qui faisait de l’import-export de tissus à Paris. À Croix-de-Vie, Charles Grasset était commerçant en tissus et allait à Paris pour faire des affaires. Les deux hommes étaient devenus amis », explique l’ancien maire Jean Rousseau.

Tout le village a veillé à la sécurité de l’enfant. Ainsi, lorsque les Allemands s’approchaient trop de l’école, le directeur renvoyait le petit Jean-Claude discrètement dans sa maison.

Le couple Grasset est devenu Juste parmi les Nations à titre posthume en 2005.

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