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Enquête après une série de tags « Juif » à Marseille

"Le fait d’écrire le mot 'Juif' sur un commerce (rappelle) les heures les plus sombres de l’Histoire," a réagi l'antenne locale du Crif

Capture d’écran du mot juif tagué à Marseille (Crédit : Crif/Twitter)
Capture d’écran du mot juif tagué à Marseille (Crédit : Crif/Twitter)

La police recherchait toujours mercredi le ou les auteurs d’une série de tags du mot « Juif » peints dans le centre-ville de Marseille, qui a entraîné le dépôt d’une plainte par le conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

L’enquête sur cette série de tags, en grand format et de couleurs variées, apposés sur des rideaux de fer ou des devantures de garage, a débuté mi-novembre, a précisé une source proche du dossier à l’AFP. Ils ont été réalisés à des dates variées, certains « il y a plusieurs semaines », a-t-elle ajouté.

Selon les premiers éléments de l’enquête, « on ne retrouve apparemment aucun caractère blasphématoire ou injurieux », a expliqué de son côté une source policière, précisant que « ces ‘graffs’ ont été faits de façon tout à fait aléatoire », l’un d’eux ayant par exemple été réalisé sur la devanture d’un restaurant chinois.

« Il s’agit manifestement de l’action d’un ou plusieurs graffeurs aguerris », a-t-elle ajouté.

« Nous sommes très vigilants et mettons tous les moyens en œuvre pour trouver les auteurs de ces dégradations », a-t-elle poursuivi.

De son côté, le Crif Marseille-Provence a dénoncé des « inscriptions antisémites », et déposé plainte.

« Le fait d’écrire le mot ‘Juif’ sur un commerce (rappelle) les heures les plus sombres de l’Histoire. Nous ne pouvons tolérer de tels agissements, ni sur la forme, ni sur le fond », a-t-il affirmé dans un communiqué.

La ville de Marseille et sa communauté juive, l’une des plus importantes de France et d’Europe, avec 70 000 personnes, restent marquées par l’attaque en janvier 2016, à la machette, d’un enseignant juif par un adolescent radicalisé. Ce dernier a depuis été condamné à 7 ans de prison.

Le président du consistoire local avait ensuite conseillé de s’abstenir de porter la kippa dans la rue, par sécurité, ce qui avait suscité une vive polémique.

Le président du Consistoire de Marseille Zvi Ammar (au centre) s’exprime devant les journalistes devant l’école juive ‘La Source’ de Marseille, le 11 janvier 2016, après l’attaque d’un enseignant juif par un adolescent armé d’une machette. (Crédit : AFP/Bertrand Langlois)

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