Enquête sur une vidéo montrant un policier en train de frapper des Haredim
Le département des enquêtes internes de la police a indiqué avoir reçu plusieurs séquences à examiner, tournées lors de heurts survenus à Jérusalem, au cours desquels 13 policiers ont été blessés

Le département des enquêtes internes de la police (DIPI), l’instance chargée de mener les éventuelles enquêtes portant sur les policiers, a lancé des investigations après que des images ont montré un membre de l’unité Yamam, une unité anti-émeutes, en train de frapper des hommes ultra-orthodoxes lors d’un incident survenu la semaine dernière, a confié un porte-parole au Times of Israel dans la journée de samedi.
La séquence, qui date de jeudi, semble montrer un policier en tenue anti-émeute en train de frapper à coups de matraque un groupe de jeunes hommes, les poussant dans un escalier et dans un bâtiment dans un contexte d’échauffourées à Jérusalem.
« Plusieurs vidéos ont été soumises pour examen au DIPI », a commenté le porte-parole, confirmant un précédent reportage réalisé sur les investigations par i24 News.
Le DIPI dépend du bureau du procureur de l’État, qui est lui-même une agence indépendante relevant du ministère de la Justice.
Des centaines de membres de la communauté ultra-orthodoxe, ou haredi, se sont heurtés aux policiers, jeudi – treize agents ont été blessés à cette occasion et une voiture de police a été renversée. Les troubles avaient éclaté après qu’un inspecteur municipal qui distribuait des contraventions dans la capitale a été agressé par deux jeunes hommes haredim, ont expliqué les forces de l’ordre.
שאלתי דובר של גולדנופף להגיב על האלימות בירושלים. הוא שלח לי סרטון שבו שוטר מכה תלמידי ישיבה באלות ואמר: "אנחנו ראינו את זה" pic.twitter.com/97rfyGsbv6
— Sam Sokol (@SamuelSokol) December 18, 2025
Les deux hommes lui avaient donné des coups de pied et ils avaient proféré des menaces de mort à son encontre, promettant de le « massacrer » s’il s’aventurait à nouveau dans le quartier. Les policiers appelés en renfort avaient arrêté l’un des agresseurs, provoquant la colère des habitants. Des centaines de personnes s’étaient alors rassemblées autour des forces de l’ordre présentes, tentant de libérer le détenu – et la situation avait rapidement dégénéré, donnant lieu à des échauffourées.
Selon les médias israéliens, les policiers avaient réalisé que les deux assaillants étaient des hommes qui se soustrayaient au service militaire et ils avaient cherché à les remettre aux autorités compétentes. Les forces de l’ordre ont indiqué, dans des communiqués, que les émeutes avaient été déclenchées par la remise des contraventions pour mauvais stationnement, sans mentionner le fait qu’il s’était avéré que les deux hommes étaient des réfractaires au service au sein de Tsahal.
La police avait utilisé des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.
Interrogé jeudi au sujet des échauffourées, un porte-parole de Yitzhak Goldknopf, président du parti Yahadout HaTorah, a partagé une copie de la vidéo montrant le policier en train de frapper les émeutiers, déclarant simplement : « Nous avons vu cela ».
Les députés de l’ensemble du spectre politique ont condamné les émeutes. Cela a aussi été le cas du commissaire de la police israélienne, Danny Levy.
Levy a évoqué « un incident très grave » et il a promis que les forces de l’ordre « demanderont des comptes à toutes les personnes impliquées ».
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, qui supervise la police, a déclaré qu’il « condamnait sans équivoque ces émeutes extrémistes à Jérusalem » – les attaques à l’encontre des policiers étant « une ligne rouge ».







