Enquêtes sur Netanyahu : Nette hausse des incitations en ligne contre la police
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Enquêtes sur Netanyahu : Nette hausse des incitations en ligne contre la police

La majorité des injures émanent de commentateurs d'extrême droite. Les incitations contre l'ex-chef de la police ont aussi augmenté de manière spectaculaire

Le chef de la police Roni Alsheich et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, photographiés au cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le chef de la police Roni Alsheich et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, photographiés au cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 3 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Il y a eu une nette augmentation des incitations en ligne contre la police, cette année, dans un contexte marqué par des enquêtes criminelles impliquant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon les conclusions d’un nouveau rapport.

Ce rapport établi par le centre d’éducation Berl Katznelson et par la firme de recherche israélienne Vigo, dont les détails ont été rendus publics par la chaîne Hadashot dans la journée de samedi, a noté une hausse de 49 % des incitations contre la police sur les réseaux sociaux cette année en comparaison avec l’année 2017, ainsi qu’un bond de 498 % enregistré depuis 2015.

Les injures et autres incitations à l’encontre de l’ancien commissaire de police Roni Alsheich – dont le mandat s’est achevé dimanche – ont également augmenté de manière spectaculaire, avec une hausse de 25 % par rapport à l’année passée et de 108 % depuis 2015.

La chaîne a noté qu’une hausse nette des incitations contre la police avait été remarquée au mois de février, lorsque les enquêteurs avaient recommandé l’inculpation de Netanyahu dans deux affaires de corruption.

Selon le rapport, 58 % de ces incitations contre la police figurent sur des profils identifiés à la droite de l’échiquier politique sur les réseaux sociaux, contre 2 % sur les comptes d’individus plutôt à gauche et 40 % sans affiliation politique connue. Concernant les posts écrits contre Alsheich, ces pourcentages s’établissent respectivement à 53 %, 6 %, et 41 %.

Le rapport, qui a suivi les publications parues sur les réseaux sociaux du 1er novembre 2017 au 1er octobre de cette année, répertorie les écrits contre la police ou Alsheich sur toute une gamme de plate-formes de réseaux sociaux, de blogs, de forums en ligne ainsi que dans les sections de commentaires des sites d’information.

Netanyahu a qualifié pour sa part les enquêtes de « chasse aux sorcières », mettant publiquement en cause Alsheich qui, selon lui, serait à l’origine des fuites des détails des dossiers auprès des médias.

Une cérémonie d’adieu pour le chef de police sortant Roni Alsheich, (au centre), à l’Académie nationale de police de Beit Shemesh, le 29 novembre 2018. (Yonatan Sindel/FLASH90)

Dimanche, après les recommandations par la police de l’inculpation du Premier ministre dans une troisième enquête pour corruption, Netanyahu a clamé que les choses avaient été « faussées dès le début », accusant la police d’avoir « décidé de l’issue du dossier » avant même le début des investigations.

Netanyahu a nié toute malversation dans les trois enquêtes – connues sous le nom d’Affaire 1 000, 2 000 et 3 000 – dans lesquelles il est soupçonné d’avoir favorisé les intérêts d’hommes d’affaires et de proches en échange d’avantages et de couvertures médiatiques positives.

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