Erdan : Des élections anticipées devraient être organisées en mars
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Erdan : Des élections anticipées devraient être organisées en mars

"Je ne pense pas que nous nous dirigions vers une solution" concernant le projet de loi sur le service militaire pour les ultra-orthodoxes, a affirmé le ministre Likud

Gilad Erdan, ministre de la Sécurité publique, le 31 décembre 2017. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Gilad Erdan, ministre de la Sécurité publique, le 31 décembre 2017. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan (Likud), a prédit jeudi que des élections anticipées auraient lieu en mars 2019, les partis de la coalition n’ayant pas réussi à faire avancer une loi de compromis sur le service militaire pour les ultra-orthodoxes.

« Selon moi, les élections auront lieu en mars », a déclaré Erdan à la radio 103.

Bien que des élections nationales ne soient pas prévues avant novembre 2019, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré au début de ce mois à d’autres dirigeants de la coalition que, si les partis ultra-orthodoxes ne transigeaient pas sur une loi concernant le service militaire, il annoncerait des élections anticipées début septembre.

Erdan a déclaré que, de la même façon que parvenir à un accord avec le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, la résolution de la question « ne dépendait pas seulement de nous ».

« Je ne pense pas que nous nous dirigions vers une solution au problème », a-t-il déclaré.

Au début du mois, Netanyahu a affirmé aux principaux ministres : « Nous devons savoir où [le chef du parti du YaHadout HaTorah] Yaakov Litzman se place sur le projet de loi. La balle est dans le camp de Litzman. Si les partis ultra-orthodoxes veulent parvenir à un compromis, nous pouvons y parvenir. Nous devons savoir s’ils le veulent ou non. »

Lors de cette réunion du cabinet, les personnes présentes – Naftali Bennett, leader du parti HaBayit HaYehudi, Moshe Kahlon, leader de Koulanou, Aryeh Deri du Shas et le député Moshe Gafni qui représentait le parti Judaïsme unifié de la Torah – ont convenu que si un accord ne pouvait être conclu d’ici la prochaine réunion de cabinet, ils fixeraient alors la date des prochaines élections. Cette prochaine réunion de cabinet est prévue pour début septembre.

La récente décision de la Haute Cour de justice, qui n’accordait qu’une prolongation de trois mois du délai fixé à l’État pour légiférer sur la question et non sept mois à compter de la date limite de septembre, serait le déclencheur de l’ultimatum pour ces élections anticipées.

Le ministre de la Santé, Yaakov Litzman, arrive à la conférence gouvernementale hebdomadaire au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 15 octobre 2017. (Alex Kolomoisky/POOL)

« Après avoir examiné cette question, nous avons décidé de répondre partiellement à la demande et de reporter la date… pour qu’elle prenne effet le 2 décembre 2018 », avait déclaré le tribunal dans son jugement.

Dans les jours qui ont suivi le jugement de la cour, Netanyahu a tenu des entretiens privés avec Litzman et le ministre de la Défense Avigdor Liberman pour tenter de trouver un compromis.

Dans le passé, Liberman a déclaré qu’il ne soutiendrait aucun changement au texte actuel.

Si les partis ultra-orthodoxes quittaient la coalition, le gouvernement n’aurait plus de majorité, obligeant Netanyahu à inclure des partis d’opposition dans son gouvernement ou à organiser de nouvelles élections.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman dirige une réunion de la faction Yisrael Beytenu à la Knesset le 2 juillet 2018. (Hadas Parush/Flash90)

Litzman a déclaré qu’il ne souhaitait pas d’élections anticipées, mais a estimé qu’un compromis était improbable.

Cependant, les rabbins dirigeants de sa communauté prendraient leur décision concernant la réponse à apporter à cet ultimatum.

« L’approbation d’un projet de loi rectifié était l’une des questions centrales qui constituaient la base de la coalition et du gouvernement actuel », avait-il déclaré plus tôt ce mois-ci, selon le site d’information Ynet.

« Nous n’avons aucun intérêt à organiser des élections, mais nous ne pourrons pas faire de compromis sur quelque chose d’aussi essentiel, à savoir protéger le statut de nos étudiants qui étudient la Torah à temps plein. Les diverses suggestions seront portées au Conseil des Sages de la Torah afin qu’ils prennent une décision sur la question. Quoi qu’ils nous disent, c’est ce que nous ferons », a-t-il déclaré.

La version actuelle du projet de loi fixe l’objectif à un peu moins de 4 000 recrues ultra-orthodoxes en 2018, ce nombre augmentant de 8 % par an pendant trois ans, de 6,5 % pour les trois années suivantes et de 5 % pour les quatre autres années suivantes. Si 95 % des objectifs ne sont pas atteints, des sanctions sous la forme de réductions de fonds publics alloués aux yeshivas ultra-orthodoxes seront mises en place.

Le projet de loi a été approuvé lors de sa première lecture parlementaire en juillet, juste avant les vacances d’été de la Knesset.

La question de l’enrôlement ultra-orthodoxe a longtemps été source de controverse en Israël. Le débat autour de l’enrôlement des jeunes ultra-orthodoxes qui étudient dans des yeshivas est vieux de plusieurs décennies.

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