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Erdogan et Rouhani veulent renforcer leur coopération sur la Syrie

Le président turc assuréque son pays tâcherait "d'éliminer les miliciens kurdes et les résidus" du groupe Etat islamique, dans le nord de la Syrie.

Le président iranien Hassan Rouhani et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse conjointe à Ankara, le 20 décembre 2018. (Crédit : Adem ALTAN / AFP)
Le président iranien Hassan Rouhani et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse conjointe à Ankara, le 20 décembre 2018. (Crédit : Adem ALTAN / AFP)

Les présidents turc et iranien ont convenu lors d’une rencontre jeudi à Ankara de renforcer la coopération entre leurs pays sur la Syrie, tout en se gardant de réagir à la décision de Washington d’en retirer ses troupes.

La rencontre entre le Turc Recep Tayyip Erdogan et l’Iranien Hassan Rouhani, qui a eu lieu à la présidence turque à Ankara, avait été programmée avant l’annonce du retrait américain. Celui-ci laisserait les coudées franches sur le terrain en Syrie aux forces appuyées par la Russie et l’Iran d’un côté et la Turquie de l’autre.

L’Iran est avec la Russie un allié du régime de Damas, alors que la Turquie soutient une partie des rebelles en lutte contre le président syrien Bachar al-Assad.

Les trois pays sont les parrains du processus dit d’Astana censé aboutir à un règlement politique du conflit syrien et qui a éclipsé les négociations menées sous l’égide de l’ONU.

Saluant « avec une certaine prudence » l’annonce du retrait américain faite mercredi par son homologue américain Donald Trump, M. Erdogan a assuré lors d’un discours à Istanbul que son pays tâcherait « d’éliminer les YPG (miliciens kurdes) et les résidus de Daech », le groupe Etat islamique (EI), dans le nord de la Syrie.

Il a toutefois affirmé qu’il avait décidé, à la lumière de la décision américaine et un entretien téléphonique le 14 décembre avec M. Trump, de surseoir dans l’immédiat à l’offensive qu’il prévoyait de lancer dans le nord de la Syrie contre les YPG, une milice kurde considérée comme terroriste par Ankara mais alliée de Washington dans la lutte contre l’EI.

« Ce sursis ne sera pas évidemment pour une période indéfinie », a-t-il précisé

« En attendant, nous allons élaborer des plans pour éliminer les éléments de l’EI qui seraient toujours en Syrie, conformément à ce qui a été convenu lors de mon entretien avec le président Trump », a ajouté M. Erdogan.

« L’intégrité territoriale de la Syrie doit être respectée par toutes les parties. Nos deux pays sont d’accord sur ce point », a pour sa part affirmé M. Rohani, ajoutant que la coopération se poursuivrait avec Ankara dans le cadre du processus d’Astana.

Les deux dirigeants se sont toutefois gardés de commenter le retrait des troupes américaines de Syrie annoncé mercredi par le président Donald Trump.

Un soldat américain en Syrie, le 4 avril 2018. (Crédit : AP/Hussein Malla)

Quelque 2 000 soldats américains sont actuellement déployés dans le nord de la Syrie, essentiellement des forces spéciales présentes pour combattre le groupe Etat islamique et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux jihadistes.

L’entrevue Erdogan-Rohani est survenue sur fond de menaces turques de mener une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie contre la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), alliée de Washington dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique mais considérée comme un groupe terroriste par Ankara.

Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a affirmé jeudi que son pays travaillait « d’une manière intense » au sujet de la présence des YPG dans le nord de la Syrie, notamment dans la ville de Minbej et la région située à l’est de l’Euphrate.

Des kurdes syriens lors d’un défilé militaire inattendu, à Afrine, au moment où des civils se mobilisent et s’enrôlent pour rejoindre le front ou renforcer les équipes médicales et lutter contre les troupes turques, au sein de le YPG, le 28 janvier 2018. (Crédit : AFP / Delil SOULEIMAN)

« En temps et lieu voulus, ils seront enterrés dans les fosses qu’ils creusent », a-t-il dit, cité par l’agence étatique Anadolu.

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