Erdogan exclut une réconciliation avec le régime égyptien
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Erdogan exclut une réconciliation avec le régime égyptien

Proche soutien de l'islamiste Mohamed Morsi après son élection à la tête de l'Egypte en 2012, le président turc espérait qu'il aiderait à ranimer l'influence de la Turquie dans la région

Le président turc Recep Tayyip Erdogan à l'institution Brookings à Washington, D.C.,  le 31 mars 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan à l'institution Brookings à Washington, D.C., le 31 mars 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a exclu pour l’heure tout rapprochement avec le régime égyptien qu’il a qualifié d' »oppresseur » après la réconciliation entreprise par Ankara avec Israël et la Russie.

« Le cadre (d’une normalisation) avec l’Egypte est différent des démarches engagées avec la Russie et Israël », a indiqué mardi l’homme fort de Turquie à des journalistes, cité par l’agence de presse Dogan.

Erdogan a souligné que la Turquie n’avait pas de différend avec le peuple égyptien et affirmé que les problèmes provenaient du régime égyptien et une nouvelle fois dénoncé les peines de prison et de mort infligées aux Frères musulmans dans ce pays.

Le gouvernement de M. Erdogan, alors Premier ministre, était un proche soutien de l’islamiste Mohamed Morsi après son élection à la tête de l’Egypte en 2012, espérant qu’il aiderait à ranimer l’influence de la Turquie dans la région.

La Turquie s’est insurgée contre sa destitution par l’armée et Erdogan critique depuis régulièrement son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Les deux pays sont brouillés, Le Caire accusant la Turquie de soutenir les Frères musulmans en Egypte contre lesquels Sissi mène une dure répression. Les deux capitales ont rappelé leurs ambassadeurs.

« Nous rejetons les verdicts de la justice égyptienne (…) Les sentences prononcées contre Morsi et ses amis ont été prises sur la part d’inventions. Ces gens sont tous nos frères, nous ne pouvons accepter ces décisions d’un régime oppresseur », a dit le chef de l’Etat turc.

La Turquie a récemment fait de grands pas vers Israël et la Russie, d’anciens alliés majeurs avec lesquels elle était brouillée, afin de sortir de l’isolement sur la scène régionale.

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