Erdogan ferme l’université d’un ex-allié devenu opposant
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Erdogan ferme l’université d’un ex-allié devenu opposant

Fondée en 2008, l'Université Sehir d'Ahmet Davutoglu était devenue un établissement prisé de la nouvelle élite conservatrice

L'ancien Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, pendant un discours à Ankara, le 27 avril 2016. (Crédit : AFP/Adem Altan)
L'ancien Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, pendant un discours à Ankara, le 27 avril 2016. (Crédit : AFP/Adem Altan)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fermé mardi par décret une université cofondée par l’un de ses ex-Premiers ministres, Ahmet Davutoglu, qui a par la suite fait sécession et lancé son propre parti.

« Il a été décidé de retirer les autorisations d’exercer à l’Université Sehir », stipule ce décret signé par M. Erdogan et publié dans la nuit de lundi à mardi.

Fondée en 2008, l’Université Sehir était devenue un établissement prisé de la nouvelle élite conservatrice. 

MM. Erdogan et Davutoglu l’avaient formellement inaugurée ensemble en 2010, lorsque le premier était chef du gouvernement et le second ministre des Affaires étrangères.

M. Davutoglu est ensuite devenu Premier ministre en 2014, lorsque M. Erdogan a été élu président. En 2016, il a été brutalement écarté sur fond de bras de fer avec le chef de l’Etat.

De plus en plus critique, M. Davutoglu a lancé l’an dernier sa propre formation politique, le Parti de l’avenir, dans l’espoir de concurrencer M. Erdogan.

C’est dans ce contexte que l’Université Sehir s’est retrouvée au cœur de la lutte entre les deux anciens alliés.

En décembre, les activités de l’Université Sehir ont été temporairement suspendues et transférées à un autre établissement, officiellement en raison de ses difficultés financières.

En janvier, la fondation dirigeant l’université, dont M. Davutoglu était membre, a été saisie par l’Etat et confiée à des administrateurs nommés par le gouvernement.

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