Erdogan ne trouve « rien de négatif » aux commentaires de Macron
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Erdogan ne trouve « rien de négatif » aux commentaires de Macron

Le président français avait déclaré qu'il était "celui qui est obligé de parler avec (Recep Tayyip) Erdogan toutes les semaines"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le 1er juillet 2017. (Crédit : Adem Altan/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le 1er juillet 2017. (Crédit : Adem Altan/AFP)

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé vendredi qu’il ne voyait « rien de négatif » dans des propos du président français Emmanuel Macron qui affirmait être « obligé » de devoir parler avec son homologue turc « toutes les semaines ».

Dans un entretien fleuve paru jeudi dans l’hebdomadaire français Le Point, M. Macron a revendiqué « un discours de vérité et de pragmatisme » avec ses homologues étrangers, affirmant évoquer tous les sujets, y compris ceux « qui fâchent ».

« La scène internationale n’a pas grand chose de cool », avait commenté le président français.

« Je suis aussi celui qui est obligé de parler avec (Recep Tayyip) Erdogan toutes les semaines, vous savez », avait-il ajouté.

Ces commentaires avaient été repris dans les médias turcs, qui ont interrogé M. Erdogan après la prière marquant le début de la fête musulmane du sacrifice (Aïd al-Adha) vendredi matin.

« Je ne vois rien de négatif dans ce qui a été dit à ce magazine », a tempéré M. Erdogan. « Bien au contraire: je pense que pour eux parler avec le président turc est une valeur ajoutée ».

« Je ne souhaite pas refuser des demandes d’entretien », a-t-il également affirmé. « Je veux augmenter le nombre de nos amis et réduire le nombre de personnes qui portent un mauvais regard sur nous ».

Les présidents turc et français ont eu plusieurs échanges téléphoniques dernièrement, principalement à propos de la détention en Turquie du journaliste français Loup Bureau.

L’Elysée a fait savoir que le président français a réclamé dimanche la « libération rapide » du journaliste, qui a notamment collaboré avec les chaînes TV5 Monde, Arte et le site Slate.

M. Bureau a été interpellé le 26 juillet à la frontière entre l’Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation « terroriste » par Ankara) ont été trouvées en sa possession.

Il a été placé en détention provisoire le 1er août pour soupçon d’appartenance à « une organisation terroriste armée ».

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