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Étude en Israël : les dommages cardiaques dus au vaccin sont rares et légers

L'étude de l'hôpital Beilinson, qui semble être la plus importante utilisant une technique d'imagerie détaillée, conclut qu'il n'y a pas d'effets à long-terme

Une femme israélienne reçoit une troisième dose du vaccin COVID-19 dans une clinique à Jérusalem, le 20 septembre 2021 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Une femme israélienne reçoit une troisième dose du vaccin COVID-19 dans une clinique à Jérusalem, le 20 septembre 2021 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Une étude menée par l’hôpital Beilinson de Petah Tikva, utilisant une technique de balayage détaillée pour examiner les patients présentant des symptômes d’une affection du muscle cardiaque après avoir reçu un vaccin COVID-19, a révélé que les dommages étaient rares, légers et devraient guérir.

L’étude a utilisé l’imagerie par résonance magnétique cardiaque sur des patients diagnostiqués avec une myocardite, un affaiblissement des muscles cardiaques qui a été trouvé chez quelques patients après qu’ils ont été vaccinés.

Un lien a été observé ces derniers mois entre les vaccins contre les coronavirus utilisant la technologie ARNm et de très rares cas de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) et de péricardite (inflammation de la paroi située autour du cœur).

Parmi les patients qui ont été diagnostiqués avec une myocardite clinique post-vaccination, les résultats de l’imagerie CMR sont légers et cohérents avec une « myocardite classique » », ont conclu les chercheurs dans l’étude, qui a été publiée la semaine dernière dans la revue européenne Cardiovascular Imaging.

« L’évolution clinique et les résultats à court-terme étaient favorables », ont-ils écrit.

Ashraf Hamdan, responsable de l’imagerie cardiaque à l’hôpital et l’un des auteurs de l’article, a déclaré que l’étude était la plus importante réalisée à ce jour dans le monde en utilisant la CMR pour examiner les dommages causés aux tissus du muscle cardiaque par les vaccins.

« L’étude a montré qu’il s’agit d’un phénomène rare caractérisé par de légers dommages au muscle cardiaque, qui ne devrait donc pas affecter la santé à long terme des patients », a déclaré M. Hamdan dans un communiqué de l’hôpital.

Les chercheurs ont examiné 15 des 54 patients chez qui une myocardite a été diagnostiquée 42 jours après qu’ils aient reçu la première injection Pfizer-BioNTech. Sur ces 15 patients – tous des hommes – dix ont également reçu une deuxième dose. La recherche a été menée entre le 20 décembre 2020 et le 24 mai 2021, et les scans ont été effectués entre trois et 130 jours après le diagnostic.

Ashraf Hamdan, responsable de l’imagerie cardiaque à l’hôpital et l’un des auteurs de l’article, a déclaré que l’étude était la plus importante réalisée à ce jour dans le monde en utilisant la CMR pour examiner les dommages causés aux tissus du muscle cardiaque par les vaccins.

« L’étude a montré qu’il s’agit d’un phénomène rare caractérisé par de légers dommages au muscle cardiaque, qui ne devrait donc pas affecter la santé à long-terme des patients », a déclaré M. Hamdan dans un communiqué de l’hôpital.

Les chercheurs ont examiné 15 des 54 patients chez qui une myocardite a été diagnostiquée 42 jours après qu’ils ont reçu la première injection Pfizer-BioNTech. Sur ces 15 patients – tous des hommes – dix ont également reçu une deuxième dose. La recherche a été menée entre le 20 décembre 2020 et le 24 mai 2021, et les scans ont été effectués entre trois et 130 jours après le diagnostic.

La plainte la plus courante chez les patients était des douleurs thoraciques qui passaient. Tous les patients ont survécu et sont finalement sortis de l’hôpital.

Des membres de l’équipe médicale de l’unité du coronavirus de l’hôpital de Belinson à Petah Tikva, le 4 octobre 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Un article connexe rédigé par la plus grande caisse de santé d’Israël, Clalit, avec Beilinson, publié il y a un mois dans The New England Journal of Medicine, a examiné les données de 2,5 millions d’Israéliens vaccinés, dont 94 % avaient reçu deux doses du vaccin.

Ils ont constaté que les cas de cette inflammation sont survenus chez 54 personnes (51 hommes, trois femmes), soit 2,13 sur 100 000 vaccinés (environ deux millièmes de pourcentage). Parmi ces personnes, 98 % des cas étaient légers (76 %) ou modérés (22 %) et n’ont pas causé de dommages à la fonction cardiaque. Une seule personne sur les 2,5 millions a connu un cas grave qui a nécessité une hospitalisation, mais elle s’est rétablie, selon l’étude.

Lorsqu’il se produit, l’effet secondaire d’inflammation cardiaque a été observé en particulier chez les jeunes hommes, après leur deuxième dose. La nouvelle étude le confirme, 69 % des cas se produisant après la deuxième injection, principalement chez les hommes et dans la tranche d’âge 16-29 ans (où la prévalence des cas était de 10,7 pour 100 000).

Les autorités sanitaires américaines se sont appuyées sur les données d’Israël pour faire la lumière sur la sécurité des injections de rappel du COVID-19 de Pfizer-BioNtech chez les jeunes et sur les risques de myocardite.

Le président Donald Trump écoute le Dr Anthony Fauci, directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases, qui s’exprime sur le Covid-19 en conférence de presse à la Maison Blanche, le 7 avril 2020. (Crédit : AP/Alex Brandon)

Le Dr Anthony Fauci, conseiller médical en chef des Etats-Unis et principal expert américain en matière de maladies infectieuses, a déclaré à Reuters le mois dernier qu’une question clé à laquelle il fallait encore répondre était « les données relatives à la sécurité d’un ARNm chez les jeunes vis-à-vis de la myocardite. »

« Les Israéliens disposeront relativement vite de ces données car ils vaccinent tout le monde dans le pays à partir de 12 ans, je pense, y compris leurs recrues militaires », a déclaré M. Fauci. Il a ajouté que ces données pourraient « contribuer à combler le manque d’informations sur la sécurité des vaccins à ARNm », selon le rapport.

Israël a fait de la vaccination la pierre angulaire de ses efforts pour enrayer les infections virales.

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