Européennes : les Klarsfeld appellent à rejeter les « extrêmes »
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Européennes : les Klarsfeld appellent à rejeter les « extrêmes »

"Jamais un régime d'extrême droite ou d'extrême gauche n'a rendu son peuple heureux et prospère", disent Serge, Beate et Arno Klarsfeld dans une tribune du Figaro

Serge et Béate Klarsfeld à Jérusalem, en novembre 2009. (Crédit : CC BY SA 3.0)
Serge et Béate Klarsfeld à Jérusalem, en novembre 2009. (Crédit : CC BY SA 3.0)

« Inévitablement les extrêmes au pouvoir conduisent à la misère et aux barbelés » : dans une tribune publiée mardi dans Le Figaro, Serge, Beate et Arno Klarsfeld appellent à rejeter les partis d’extrême gauche et d’extrême droite lors des européennes de mai.

« Jamais un régime d’extrême droite ou d’extrême gauche n’a rendu son peuple heureux et prospère », écrivent les époux Klarsfeld et leur fils, au nom de leur association des Fils et filles de déportés juifs de France.

« On n’appelle pas à voter pour un parti en particulier, on appelle à voter pour un parti européen, ça peut être un parti écologiste, les socialistes, Les Républicains, La République en Marche. On appelle à se mobiliser pour l’Europe », a expliqué à l’AFP Arno Klarsfeld.

« On est à un moment charnière et l’Europe peut basculer. Les gens tendent à oublier la chance que l’Europe apporte, c’est-à-dire la paix, une certaine prospérité même si des choses doivent être changées », a-t-il ajouté.

La famille Klarsfeld a déjà fait paraître trois autres tribunes dans la presse ces derniers mois pour alerter contre la montée des extrêmes à l’approche des élections européennes dont le scrutin se tiendra le 26 mai en France.

Dans la précédente, publiée le 27 janvier pour le 74e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, ils dénonçaient « le rapprochement des deux extrêmes qui souhaitent la chute de la République, qui noyautent et dénaturent un mouvement social par leur antisémitisme, leur complotisme et leur violence », en référence aux « gilets jaunes ».

A trois mois des élections européennes, La République en Marche alliée au MoDem et le Rassemblement national sont au coude-à-coude dans les sondages, devant Les Républicains, et La France insoumise.

Lundi, le chef de l’Etat Emmanuel Macron a décliné une batterie de propositions pour l’UE, de la remise à plat de Schengen à la création d’une banque pour le climat, dans une tribune diffusée dans les 28 pays-membres et adressée aux citoyens du continent.

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