Exercice national de tirs de roquettes sur trois fronts
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Exercice national de tirs de roquettes sur trois fronts

Les citoyens israéliens vont être testés dans un exercice de simulation de tirs de missiles à partir de Gaza, de la Syrie et du Liban

Soldats israéliens dans un exercice d'urgence dans une école pour filles à Pisgat Zeev, Jérusalem, le 24 février 2014. (Flash90)
Soldats israéliens dans un exercice d'urgence dans une école pour filles à Pisgat Zeev, Jérusalem, le 24 février 2014. (Flash90)

Israël sera brièvement propulsé dans l’épreuve de l’été dernier avec des roquettes, des sirènes et des manœuvres de l’armée à partir de dimanche, tandis que le commandement du Front intérieur de l’armée organise un exercice d’urgence annuel simulant trois ennemis qui attaquant le pays simultanément.

Turning Point 15 permettra de tester l’état de préparation du pays devant une attaque massive coordonnée à la roquette contre des centres de population à travers Israël, y compris des dommages aux infrastructures essentielles, ainsi qu’une cyber-attaque qui ferait chuter les réseaux électriques et téléphoniques.

L’exercice doit s’étendre sur cinq jours.

Mardi, deux sirènes de roquettes résonneront dans les villes à travers le pays – à 11h05 et à 19h05 – et la population devra se précipiter dans les abris pour tester sa capacité à se mettre à couvert en cas d’attaque à la roquette.

Les sirènes, cependant, ne retentiront pas près de la bande de Gaza suite à la demande des habitants, marqués par la guerre de l’été dernier, d’en être exclus.

L’exercice, qui simulera des attaques simultanées à partir de la bande de Gaza, de la Syrie et du Liban, impliquera des responsable de la Défense passive, ainsi que la police, les médecins, les pompiers, les autorités locales et d’autres organismes.

L’armée de l’air et la marine exécuteront également des exercices d’ampleur au cours de la semaine.

Parmi les défis simulés : la fermeture de l’aéroport international Ben-Gurion en raison d’attaques, l’évacuation de blessés hors du pays, de grands déplacements de population cherchant un abri et la création de villes de tentes, selon le site de nouvelles Walla.

La Défense passive testera un nouveau système conçu pour informer les citoyens d’attaques à la roquette dans leur région via des messages textes.

Pour beaucoup, l’exercice sera un bref retour à l’été 2014, où Israël a mené une guerre de 50 jours avec le Hamas dans la bande de Gaza, essuyant des milliers de roquettes, jusqu’au nord de Haïfa. Durant cette guerre, des tirs sporadiques de roquettes en provenance du Liban et de la Syrie ont atteint le nord du pays, et des centaines de vols ont été annulés après l’atterrissage d’une roquette à proximité.
L’exercice Turning Point a été institué en 2007, après la seconde guerre du Liban, au cours de laquelle le nord du pays a été ciblé par des milliers de roquettes du Hezbollah, révélant des lacunes dans la réaction officielle d’Israël.

L’exercice devait être la plus grande opération annuelle du commandement de la Défense passive, mais en 2014, il a été revu à la baisse en raison de compressions budgétaires.

« Nous sommes beaucoup plus visés, aucun de nos ennemis ne peut nous frapper », a déclaré le commandement de la Défense passive dans un communiqué, selon Walla.

D’autres exercices tournant ont testé la capacité du pays à faire face aux catastrophes naturelles et aux attaques chimiques.

Tout en soutenant qu’il n’y a aucune menace imminente de guerre, les responsables militaires ont prévenu que le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza se sont réarmés pour se préparer à d’éventuels conflits futurs avec Israël. Ils stockent des milliers de missiles – dans le cas du Hezbollah des centaines de milliers – dont beaucoup peuvent frapper Tel Aviv, et reconstruisent d’autres infrastructures, y compris des tunnels.
Une attaque de missile de Gaza la semaine dernière près d’Ashdod a pris au dépourvu les résidents, tandis que les sirènes ont retenti dans la région pour la première fois depuis un cessez-le-feu en août avec le Hamas.

Le missile Grad, qui s’est écrasé près de la ville de Gan Yavneh, était la conséquence de luttes intestines au sein du groupe terroriste Jihad islamique, selon des sources israéliennes et de Gaza.

Le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon a averti que Gaza payerait un « prix élevé » si les attaques se poursuivaient.

Le chef du Hamas Ismail Haniyeh a rejeté la menace, affirmant que l’escalade de la violence porterait davantage atteinte à l’Etat juif qu’aux résidents de l’enclave palestinienne.

« Les menaces de l’ennemi n’effraient pas la bande de Gaza ni les enfants de Gaza », a déclaré Haniyeh. « Gaza est capable de construire une dissuasion. Un million de personnes [à travers la frontière] ont paniqué pour une roquette. Je crois qu’ils vivent sous la terreur, davantage que [la population de] Gaza. »

Samedi, l’ancien ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a accusé le gouvernement israélien d’ « enfouir sa tête dans le sable » suite aux nouvelles selon lesquelles le Hamas construirait une nouvelle route près de la frontière israélienne avec la bande de Gaza, qu’il utilisera pour attaquer Israël.

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