Expositions de caricatures israéliennes sur l’Iran malgré le refus de l’UE
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Expositions de caricatures israéliennes sur l’Iran malgré le refus de l’UE

Le Parlement européen s'oppose à l'exposition sur les violations des droits de l'homme en République islamique considérée comme "trop controversée" dans ses locaux

Une caricature israélienne critiquant les violations des droits de l'homme en Iran, diffusée à côté du Parlement européen à Bruxelles à partir du mercredi 20 février 2018. (Photo par AJC, TICP)
Une caricature israélienne critiquant les violations des droits de l'homme en Iran, diffusée à côté du Parlement européen à Bruxelles à partir du mercredi 20 février 2018. (Photo par AJC, TICP)

Une exposition israélienne de caricatures critiquant la situation des droits de l’homme en Iran sera présentée à proximité du Parlement européen à Bruxelles à partir de mercredi, après que le Parlement a refusé de les exposer à l’intérieur de son siège.

L’exposition, initiée par l’American Jewish Committee (AJC) et The Israeli Cartoon Project (TICP), est une réponse israélienne à un concours annuel de caricatures anti-israéliennes en Iran antisémite et négationniste.

Aux côtés du chef du parti Yesh Atid, le député Yair Lapid, les organisateurs ont demandé il y a 10 mois que l’exposition soit présentée au Parlement européen, mais ont reçu une réponse négative il y a quelques jours, a rapporté mardi le site d’information Ynet.

Une caricature israélienne critiquant les violations des droits de l’homme en Iran, diffusée à côté du Parlement européen à Bruxelles à partir du mercredi 20 février 2018. (Photo par AJC, TICP)

Le Parlement a expliqué sa décision en déclarant que « l’exposition est trop controversée », après quoi les deux organisations ont décidé de l’exposer dans un bâtiment adjacent.

Une vingtaine de dessins d’éminents caricaturistes israéliens seront présentés à l’exposition, dans le but de soulever la question des violations des droits de l’homme et du déni de l’Holocauste en Iran auprès des membres de l’Union européenne, selon une déclaration de l’AJJ et du TICP.

Le thème des caricatures varie, depuis la restriction de la liberté d’expression et l’arrestation de personnalités de l’opposition par Téhéran jusqu’aux assassinats publics du régime et à la persécution des femmes, des minorités et des personnes LGBT, entre autres.

Yair Lapid, leader du parti Yesh Atid, prend la parole lors d’une réunion à la Knesset le 25 décembre 2017. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

« La décision de l’Union européenne de refuser l’exposition de caricatures fait de l’Union européenne elle-même une caricature », a déclaré M. Lapid. « Ils n’ont pas fait la distinction entre les tueurs et les tués, entre les victimes du terrorisme et les terroristes ».

« Cette exposition sera présentée à Bruxelles selon le calendrier prévu, pour rappeler au monde la vérité simple : l’Iran est une dictature de la terreur islamique sanguinaire », a-t-il déclaré, selon le rapport de Ynet.

Avital Leibovich, directeur de l’AJJC en Israël, a déclaré que « la promotion des droits de l’homme dans le monde entier est une valeur centrale pour nous, en tant que Juifs, et c’est pourquoi nous avons lancé l’exposition à Bruxelles, capitale de l’Union européenne, pour soulever la question des violations flagrantes des droits de l’homme en Iran. Etant donné que les questions relatives aux droits de l’homme sont régulièrement à l’ordre du jour de l’UE, il ne serait que légitime de discuter également des violations brutales en Iran. »

Une caricature israélienne critiquant les violations des droits de l’homme en Iran, diffusée à côté du Parlement européen à Bruxelles à partir du mercredi 20 février 2018. (Photo par AJC, TICP)

« En tant qu’Israéliens, nous sommes fiers d’être aux côtés du peuple iranien opprimé, dont les droits sont cruellement bafoués par le régime des Ayatollahs », ont déclaré Yossi Klar et Asaf Finkelstein, directeurs du TICP.

« La société iranienne, comme les sociétés israélienne et syrienne, sont victimes de ce régime, il est donc naturel que nous fassions preuve de solidarité avec nos partenaires en lutte. »

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