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Fabius à Netanyahu : « Pas question d’imposer une solution »

"Il n'est pas question d'imposer je ne sais quelle solution que personne n'accepterait", a répondu le ministre français au Premier ministre

Benjamin Netanyahu et, Laurent Fabius, à Jérusalem, 25 août 2013. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/Flash90)
Benjamin Netanyahu et, Laurent Fabius, à Jérusalem, 25 août 2013. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/Flash90)

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius s’est défendu dimanche de vouloir imposer une solution aux Palestiniens et aux Israéliens sans leur accord, après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu eut dit refuser les « diktats » venus de l’étranger.

Avant même que M. Fabius n’ait atterri à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, M. Netanyahu prévenait : « nous rejetterons avec force toute tentative qui viserait à nous imposer des diktats internationaux ».

« Il n’est pas question d’imposer je ne sais quelle solution que personne n’accepterait », a répondu le ministre français.

« Il faut proposer des éléments en comprenant bien les parties, en ayant une idée claire sur l’objectif et ensuite faire un travail pour essayer de faciliter les choses », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue palestinien Ryad al-Malki.

« Il faut à la fois garantir la sécurité d’Israël et en même temps donner le droit aux Palestiniens d’avoir un Etat », a-t-il dit.

Malki, lui, a souligné « la convergence entre les idées palestiniennes et françaises », saluant « le premier pas fait par la France » qui tente de relancer les négociations pour parvenir à résoudre un conflit vieux de près de 70 ans.

Alors que le dernier round de négociations a échoué en avril 2014 en dépit d’intenses navettes du secrétaire d’Etat américain John Kerry, Malki a affirmé que les Palestiniens tenaient « à ces idées qui visent à la paix et au retour aux négociations pour mettre fin à l’occupation et avoir un Etat de Palestine géographiquement continu ».

Il s’est cependant interrogé sur la possibilité de relancer les discussions de paix alors qu’Israël a élu « un gouvernement encore plus extrémiste que le précédent qui avait fait capoter tous les efforts et les négociations ».

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