Facebook retire son application sécurité made in Israel
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Facebook retire son application sécurité made in Israel

Le réseau social impliqué dans le scandale de Cambridge Analytica a aussi retiré une application de quizz

Logos du réseau social en ligne et du service de réseautage social américain Facebook. (AFP PHOTO / LOIC VENANCE)
Logos du réseau social en ligne et du service de réseautage social américain Facebook. (AFP PHOTO / LOIC VENANCE)

Facebook a retiré de l’Apple store son application de réseau virtuel privé made in Israel
après que le fabricant de l’Iphone a mis en place des règles de sécurité plus strictes pour les applications.

Jeudi, Onavo Protect n’était plus disponible sur l’Apple store, mais était encore accessible sur Google Play pour les téléphones Android.

Facebook a fait l’acquisition d’Onavo, une entreprise israélienne, en 2013. Son programme VNP vise à aider les utilisateurs à protéger leurs informations personnelles lorsqu’ils utilisent des réseaux publics et à les alerter quand les applications consomment trop de données. Pourtant, l’entreprise a également déclaré qu’elle pouvait aussi collecter les données mobiles des utilisateurs ce qui a soulevé des préoccupations en terme de respect de la vie privée.

« Nous avons toujours été clairs quand les gens téléchargent Onavo sur les informations qui sont collectées et comment elles sont utilisées, a déclaré Facebook dans un communiqué. En tant que développeur d’une plate-forme Apple, nous suivons les règles qu’ils ont instaurées », en référence aux directives mises à jour en juin en sur l’Apple store.

Parmi les modifications, on trouve un nouveau chapitre sur la sécurité des données qui impose aux développeurs de « mettre en place les mesures de sécurité appropriées pour assurer une utilisation adéquate des informations des utilisateurs ».

L’équipe Onavo en 2013. (Crédit photo : publié avec autorisation)

Facebook est particulièrement sensible à l’usage abusif des données à la suite du scandale de Cambridge Analytica plus tôt cette année. Des accusations selon lesquelles des sociétés de conseils ont utilisé des informations personnelles récoltées auprès de 87 millions de comptes Facebook ont sérieusement écorné la réputation de l’entreprise, tout comme sa valeur boursière. Facebook a revu des milliers d’applications et en a suspendues plus de 400 à cause des préoccupations concernant le partage des données.

Parallèlement, Facebook a également interdit une autre application indépendante de quizz parce que ses créateurs refusaient de se soumettre à une inspection. Le réseau social craignait, en effet, que les données de 4 millions d’utilisateurs pourraient être mal utilisées.

Facebook a annoncé qu’il allait interdire l’application myPersonality après qu’il a découvert que les données d’utilisateurs étaient partagées avec des chercheurs et des entreprises « avec seulement des protections limitées mises en place ».

L’entreprise a expliqué qu’elle informerait les utilisateurs de l’application que leurs données ont peut-être été mal utilisées. Ce n’est que la deuxième fois que Facebook a interdit une application, après en avoir bloquée une liée à Cambridge Analytica.

Le réseau social a précisé que myPersonality était « surtout actif » avant 2012, mais on ne sait pas clairement pourquoi Facebook a pris des mesures seulement maintenant.

L’application a été créée en 2007 par le chercheur David Stillwell et a permis aux utilisateurs de passer un test de personnalité afin d’avoir des conseils sur les résultats.

« Il n’y a pas eu d’abus dans l’utilisation des données personnelles, a expliqué Stillwell dans un communiqué, ajoutant que « cette interdiction semble être purement pour la forme ».

Stillwell a expliqué que les utilisateurs ont donné leur accord et que les données de l’application étaient rendues totalement anonymes avant d’être utilisées pour la recherche académique. Il a également démenti l’affirmation de Facebook qu’il avait refusé de se soumettre à des contrôles, soulignant que l’entreprise savait très bien qu’il était prêt à fournir les informations demandées.

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