Facebook risque 1,8 M de $ d’amende pour acquisition non autorisée en Israël
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Facebook risque 1,8 M de $ d’amende pour acquisition non autorisée en Israël

Ayant le monopole sur les réseaux sociaux en Israël, le géant américain est tenu de signaler ses acquisitions à l'autorité de la concurrence ; il "coopère pleinement" à l'enquête

Dans cette photo de dossier du 23 octobre 2019, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, témoigne devant une commission des services financiers de la Chambre des Représentants au Capitole à Washington. (AP Photo/Andrew Harnik, File)
Dans cette photo de dossier du 23 octobre 2019, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, témoigne devant une commission des services financiers de la Chambre des Représentants au Capitole à Washington. (AP Photo/Andrew Harnik, File)

L’autorité israélienne de la concurrence a déclaré mardi qu’elle envisageait d’imposer une amende d’environ 6 millions de shekels (1,8 million de dollars) au géant américain des réseaux sociaux Facebook et à sa branche israélienne pour avoir racheté deux entreprises israéliennes sans le consentement de l’autorité.

L’amende est soumise à une audience et Facebook a le droit de soumettre ses commentaires à la directrice générale de l’autorité, Michal Halperin, dans un délai de 60 jours, a déclaré l’autorité dans un communiqué.

L’autorité a envoyé une lettre à Facebook après que l’entreprise américaine a acheté deux sociétés israéliennes, RedKix, Inc en 2018 et Service Friend Ltd en 2019, sans obtenir l’accord de l’autorité.

Facebook était dans l’obligation de signaler ces acquisitions à l’autorité de la concurrence car elle est une force « monopoliste » sur le marché, avec une part de marché supérieure à 50 %, indique le communiqué.

En vertu de la loi israélienne sur la concurrence économique, les entités ou les personnes qui détiennent 50 % ou plus de tout marché pertinent, qu’il soit déclaré ou non, sont tenues d’obtenir le consentement du directeur général avant toute opération de fusion.

L’autorité israélienne de la concurrence a déclaré que, selon une enquête qu’elle a menée, Facebook et Instagram, sont prima facie, ou à première vue, une force « monopolistique » sur le marché des réseaux de médias sociaux pour les utilisateurs privés en Israël.

« Nous coopérons pleinement avec l’enquête de l’Autorité israélienne de la concurrence. Nous répondrons aux allégations préliminaires de l’Autorité afin de démontrer qu’elles sont sans fondement ou sans valeur. Il n’y avait aucune obligation de déclaration concernant ces transactions et nous pensons que l’Autorité parviendra à la bonne conclusion », a déclaré un porte-parole de Facebook dans un message texte.

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