Feu vert du gouvernement pour augmenter les nominations politiques
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Feu vert du gouvernement pour augmenter les nominations politiques

Les ministres pourraient nommer sans publier d’offre les directeurs généraux adjoints des administrations gouvernementales de plus de 150 employés ; l'opposition fustige cette décision

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant à la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux de Jérusalem, le 1er octobre 2017. (Crédit : Sebastian Scheiner/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant à la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux de Jérusalem, le 1er octobre 2017. (Crédit : Sebastian Scheiner/Pool/AFP)

Le gouvernement a soutenu dimanche une proposition controversée de la coalition, qui permet aux ministres de faire des nominations politiques supplémentaires sans passer par une offre publique.

La proposition, présentée par la ministre de la Justice Ayelet Shaked (HaBayit HaYehudi) et le ministre du Tourisme Yariv Levin (Likud), permet la nomination d’un directeur général adjoint dans toutes les administrations gouvernementales de plus de 150 employés, soit 21 ministères, à condition que le nommé ait au moins six à sept ans d’expérience dans un domaine similaire, et ne soit pas chargé de superviser les employés du ministère mais de projets particuliers et de la communication interministérielle.

La discussion de la proposition a eu lieu au cabinet le 1er octobre, avant d’être repoussée de deux semaines par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, car les ministres n’avaient pas réussi à se mettre d’accord pendant une réunion tendue. Netanyahu voudrait augmenter encore le nombre de ces nominations politiques.

Levin a indiqué que la proposition visait à renforcer la gouvernance et à mettre fin à la « situation absurde » de politiques déterminées par les ministres qui ne sont pas totalement mises en place.

« Le gouvernement a prouvé aujourd’hui que la gouvernance et le professionnalisme sont complémentaires. Les personnes qui ont des talents de directeurs rejoindront le service public », a-t-il dit.

Le député Yair Lapid à la Knesset lors d'une session extraordinaire le 18 septembre 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le député Yair Lapid à la Knesset lors d’une session extraordinaire le 18 septembre 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Yair Lapid, qui dirige le parti d’opposition Yesh Atid, a attaqué dimanche cette approbation de nominations politiques « dont personne n’a besoin. »

« Chaque poste comme celui-ci [de directeur général adjoint] coûte deux millions de shekels », a dit Lapid dans un communiqué, ce qui fait que, « au total, tout ce qu’ils ont approuvé, c’est 40 millions de shekels pour eux et pour leurs proches. »

Tzipi Livni, députée de l’Union sioniste, a déclaré que « le message que ce gouvernement a envoyé aujourd’hui est que les budgets, les salaires et tout ce qui appartient à la population et est là pour servir la population est devenu la propriété des partis politiques au pouvoir. »

Michal Rozin, députée du Meretz, a affirmé que la décision allait « à l’encontre d’un gouvernement adéquat et de l’état de droit. » Elle ouvre une « fenêtre dangereuse » et affaiblit la confiance de la population envers ses dirigeants, a-t-elle affirmé.

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