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Fitch abaisse la note de l’Egypte à B, perspective négative

L'Egypte traverse l'une des pires crises économiques de son histoire ; en un an, la livre égyptienne a perdu la moitié de sa valeur face au dollar

Des billets de banque en livres égyptiennes, en livres sterling et en dollars américains, le 25 août 2022. (Crédit : par Khaled DESOUKI / AFP)
Des billets de banque en livres égyptiennes, en livres sterling et en dollars américains, le 25 août 2022. (Crédit : par Khaled DESOUKI / AFP)

L’agence de notation Fitch a abaissé vendredi d’un cran la note de l’Egypte, de B+ à B, et l’a assortie d’une perspective négative, laissant ainsi entendre qu’elle pourrait l’abaisser encore dans les prochains mois, inquiète de la situation économique du pays.

« Le risque de financement externe a augmenté compte tenu des besoins élevés de financement », a détaillé Fitch, évoquant « un contexte de forte incertitude sur la trajectoire du taux de change et de réserves de liquidités externes réduites ».

« Nous voyons un risque qu’une nouvelle transition retardée vers un taux de change flexible entame davantage la confiance et, potentiellement, retarde le programme du FMI », a précisé l’agence de notation.

Et son action « reflète également une détérioration marquée des paramètres de la dette publique », souligne Fitch. L’agence estime que si la trajectoire des coûts face aux recettes, y compris une nouvelle détérioration de ces coûts, n’est pas inversée, cela « mettrait en péril la viabilité de la dette à moyen terme ».

Fin avril, l’agence de notation S&P avait révisé la perspective de la note de la dette égyptienne, la passant de « stable » à « négative », du fait des « importants besoins de financement externe » qu’elle anticipe concernant les finances publiques.

L’Egypte traverse l’une des pires crises économiques de son histoire. En un an, la livre égyptienne a perdu la moitié de sa valeur face au dollar, tandis que les réserves en devises du pays ont fondu.

L’économie égyptienne a été durement touchée après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a déstabilisé les investisseurs internationaux et les a amenés à retirer des milliards de ce pays.

La guerre a fait monter en flèche les prix du blé. Or, l’Egypte est l’un des plus grands importateurs de céréales au monde.

L’Egypte avait obtenu un prêt du FMI en décembre, mais les trois milliards de dollars qui lui seront versés sur près de quatre ans pèsent peu : le seul service de la dette pour 2022-2023 s’élève à 42 milliards de dollars.

Et le gouvernement, en janvier, s’est de nouveau adressé au FMI en vue de la mise en place d’un plan d’aide. Il a, dans cette optique, lancé une série de réformes, notamment de privatisation d’un certain nombre d’entreprises publiques ou appartenant à l’armée.

La dette internationale égyptienne s’est envolée depuis 2013, année de l’arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi, qui a renversé Mohamed Morsi, élu un an plus tôt.

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