Fonds iraniens saisis par les USA : l’Iran va porter plainte
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Fonds iraniens saisis par les USA : l’Iran va porter plainte

Cette somme est réclamée par un millier de victimes et familles de victimes d'attentats fomentés ou soutenus par Téhéran, selon la justice américaine

Le président iranien, Hassan Rouhani, pendant une conférence de presse à Shanghai, le 22 mai 2014. (Crédit : AFP/Mark Ralston)
Le président iranien, Hassan Rouhani, pendant une conférence de presse à Shanghai, le 22 mai 2014. (Crédit : AFP/Mark Ralston)

L’Iran va porter plainte contre Washington devant la justice internationale pour la saisie de deux milliards de dollars des fonds iraniens gelés aux Etats-Unis, a déclaré mardi le président iranien Hassan Rouhani lors d’un discours retransmis par la télévision d’Etat.

« Nous allons prochainement porter le dossier des deux milliards de dollars devant les tribunaux internationaux. Nous ne laisserons pas les Etats-Unis avaler si facilement cet argent », a déclaré le président Rouhani devant plusieurs milliers de personnes à Kerman (sud-est).

La Cour suprême américaine a décidé le 20 avril la saisie de près de deux milliards de dollars des fonds iraniens actuellement gelés à New York et correspondant à des obligations dans lesquelles avait investi la banque centrale d’Iran.

Cette somme est réclamée par un millier de victimes et familles de victimes d’attentats fomentés ou soutenus par Téhéran, selon la justice américaine. Parmi eux figurent les proches des 241 soldats américains tués le 23 octobre 1983 dans deux attentats suicide qui avaient frappé les contingents américain et français de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth.

M. Rouhani avait déjà qualifié fin avril la décision de la Cour suprême américaine de « vol manifeste » et de « grand déshonneur » pour la justice américaine.

« C’est une action totalement illégale et contraire aux règles internationales et à l’immunité des banques centrales », avait déclaré M. Rouhani. C’est « une violation et un geste hostile manifeste de la part des Etats-Unis contre le peuple iranien » qui aura « des conséquences », avait-il ajouté.

La décision de la Cour américaine intervient dans un contexte sensible de difficile rapprochement entre les diplomaties iranienne et américaine, dix mois après la signature à Vienne de l’accord historique sur le nucléaire iranien.

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