France : l’affaire Weinstein, ‘Soutiens sionistes’, ou ‘communautarisme’ ?
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France : l’affaire Weinstein, ‘Soutiens sionistes’, ou ‘communautarisme’ ?

Pour Didier Lestrade et Sihame Assbague, le producteur américain accusé de harcèlement sexuel et de viols, serait soutenu par la "communauté" et les "sionistes"

Le réalisateur Woody Allen, à gauche, et le producteur Harvey Weinstein pendant la première à Los Angeles de "Vicky Cristina Barcelona", le 4 août 2008. (Crédit : Kevin Winter/Getty Images North America/AFP)
Le réalisateur Woody Allen, à gauche, et le producteur Harvey Weinstein pendant la première à Los Angeles de "Vicky Cristina Barcelona", le 4 août 2008. (Crédit : Kevin Winter/Getty Images North America/AFP)

De Hollywood à l’Assemblée nationale française, l’affaire Weinstein, a créé un précédent.

Des dénonciations de dizaines de victimes concernant des pratiques de harcèlements, et de viols, courants dans l’industrie cinématographique de Hollywood, ont déferlé. Dans les journaux, devant les cours de justice et jusqu’à Twitter où des appels à enfin dénoncer ces pratiques ont afflué par milliers, sous les hashtags #metoo et, en France, #balancetonporc.

Mais, toujours sur Twitter, deux messages ont créé la polémique en évoquant une supposée solidarité « sioniste » ou « communautaire » autour d’Harvey Weinstein, le réalisateur accusé de viol étant de confession juive.

Le premier message émane de Sihame Assbague, militante politique, « féministe intersectionnelle », proche du Parti des Indigènes de la République, qui a retweeté un article de Libération titré « Woody Allen se dit « triste » pour Harvey Weinstein et dénonce une chasse aux sorcières » en le commentant ainsi : « le communautarisme ».

Suscitant rapidement la polémique, le tweet a rapidement été effacé par Sihame Assbague, qui semble vouloir faire valoir « une maladresse » de sa part en retweetant le message d’un de ses soutiens qui explique : « être racisé.e et militant.e c’est n’avoir droit à aucune maladresse quand on s’exprime parce qu’on est fiché.e sexiste, homophobe, antisémite ».

Le deuxième émane du journaliste militant, ancien président d’Actu Up, Didier Lestrade pour qui « ceux qui défendent #Weinstein (comme DSK avant) ont l’air d’avoir des affinités sionistes ». Il commente : « c’est quand même drôle ».

Drôle comme son message d’excuse, étonnamment formulé : « je l’enlève mon tweet, j’ai d’autres choses à faire qu’expliquer le financement des partis et autres par les gens riches ».

« Les sionistes », « les gens riches », dans d’autres messages Didier Lestrade évoque également « le lobby juif ». Drôle.

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