France : le CFCM adopte une « charte de l’imam » face aux discours radicaux
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France : le CFCM adopte une « charte de l’imam » face aux discours radicaux

Cette charte préparée de longue date vise à proclamer "l'attachement des imams de France à l'islam du juste milieu et au pacte républicain"

La Grande mosquée de Paris. Illustration. (Crédit : Wikimedia Commons)
La Grande mosquée de Paris. Illustration. (Crédit : Wikimedia Commons)

Le bureau du Conseil français du culte musulman (CFCM) a adopté mercredi « une charte de l’imam » pour aider les mosquées à mieux lutter contre les discours radicaux, a annoncé mercredi l’instance représentative de l’islam en France.

A moins d’un mois de la présidentielle, dans un pays marqué par les attentats terroristes jihadistes, la mise en œuvre de cette charte préparée de longue date vise à proclamer « l’attachement des imams de France à l’islam du juste milieu et au pacte républicain », écrit le CFCM, qui regroupe les principales fédérations musulmanes.

Les mosquées seront invitées « à faire de la signature » de cette charte « un élément essentiel à prendre en compte lors du recrutement d’un imam », ajoute le Conseil.

Le CFCM avait exprimé dès l’automne 2015, peu après les attentats du 13 novembre, son intention de proposer une « charte de l’imam ». Au-delà des « prêcheurs de haine » directement visés, le gouvernement poussait le CFCM à réagir face à la montée des discours fondamentalistes.

Mais le projet n’avait pas vraiment pris forme depuis, signe de la difficulté à faire avancer le chantier d’un « islam de France » pour des responsables musulmans souvent divisés, en mal d’image et de représentativité. La mise en place dans la douleur d’un « conseil religieux » du CFCM, qui a examiné le projet de charte, a constitué un préalable indispensable.

La France compte environ 1 800 imams – pour partie à temps partiel non rémunéré, certains itinérants – chargés de conduire la prière dans environ 2 500 mosquées et salles de prière, selon les estimations. Trois cents sont « détachés » par l’Algérie, le Maroc et la Turquie, les principaux pays d’origine des quatre à cinq millions de musulmans en France, dans le cadre d’accords entre Paris et ces pays.

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