France : Le créateur d’un site antisémite mis en examen
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France : Le créateur d’un site antisémite mis en examen

Le site, qui existait depuis au moins 2020, est également associé à plusieurs liens vers des comptes sur les réseaux sociaux

Le ministre français Gerald Darmanin assiste à une conférence de presse après la réunion hebdomadaire du cabinet, le 10 juin 2020, à Paris. (Crédit : Ludovic Marin, POOL via AP)
Le ministre français Gerald Darmanin assiste à une conférence de presse après la réunion hebdomadaire du cabinet, le 10 juin 2020, à Paris. (Crédit : Ludovic Marin, POOL via AP)

Le créateur d’un site antisémite répertoriant des personnalités de confession juive ou présentées comme telles, a été mis en examen samedi, a indiqué dimanche le parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Samuel Goujon, fondateur du site « Ils sont partout », a été mis en examen notamment pour « injure publique à raison de l’origine, de l’appartenance à une ethnie, une race ou une religion » et « provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence » et « provocation publique à commettre des atteintes volontaires à la vie ».

Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Le 10 août, alors que de nombreux signalements avaient été envoyés à Pharos – la plateforme permettant aux internautes de signaler des contenus sur internet qui leur semblent illicites – le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé avoir fait un signalement au procureur pour que des poursuites soient engagées contre les auteurs du site et que ce dernier soit fermé « au plus vite ».

Le pôle « haine en ligne » du parquet avait ouvert une enquête, confiant les investigations à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP).

Le site, qui n’est plus accessible, affirmait présenter un « recensement dûment vérifié de personnalités françaises et internationales » de confession juive, en fonction de leur appartenance au monde politique, des médias, de la culture et de l’économie. Chacune d’elle est associée à une photographie et une courte biographie.

Le nom du site est une référence à l’hebdomadaire « Je suis partout », principal titre de presse collaborationniste et antisémite en France sous l’occupation nazie (1940-1944).

Le site, qui existait depuis au moins 2020, est également associé à plusieurs liens vers des comptes sur les réseaux sociaux, notamment le russe VKontakte, l’américain – ultraconservateur et conspirationniste – Gab, le « Google russe » Yandex, ou encore sur la messagerie instantanée Telegram.

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