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France : Salut nazi dans l’hémicycle de l’Assemblée: rappel à l’ordre du député LREM

Le bureau du groupe LREM a entendu Remy Rebeyrotte, et sa présidente Aurore Bergé lui a demandé "des excuses publiques inconditionnelles"

Rémy Rebeyrotte en 2017. (Crédit : Antoine Lamielle/CC BY-SA 4.0)
Rémy Rebeyrotte en 2017. (Crédit : Antoine Lamielle/CC BY-SA 4.0)

Le député LREM Rémy Rebeyrotte, qui a fait un salut nazi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 12 juillet à l’attention d’un élu RN, a été sanctionné lundi par un rappel à l’ordre, a-t-on appris auprès de la présidence de l’Assemblée.

Lors d’un vote sur le projet de loi sanitaire, où la majorité a été battue, « un grand gaillard du RN s’est levé en faisant le salut nazi » à l’arrière des travées, avait assuré M. Rebeyrotte à l’AFP. Le parlementaire de Saône-et-Loire avait alors mimé le geste en lui disant qu' »il ne faut pas faire ça ».

La patronne du groupe RN Marine Le Pen a demandé une sanction du macroniste, et des députés d’extrême droite ont dénoncé une « invention » dans ce geste prétendu d’un élu de leur groupe.

M. Rebeyrotte a été entendu la semaine dernière par la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet (LREM), qui a décidé d’un rappel à l’ordre, premier niveau de sanction prévu par le règlement de l’institution.

Il n’a pas été retrouvé de preuve visuelle d’un tel salut nazi par un député RN. Le cas échéant, les deux députés fautifs auraient été sanctionnés, un tel geste étant « inacceptable ».

Le bureau du groupe LREM a également entendu lundi M. Rebeyrotte, et sa présidente Aurore Bergé lui a demandé « des excuses publiques inconditionnelles », a rapporté un membre à l’AFP.

Il doit aussi s’engager « à un comportement exemplaire, au moment où les provocations constantes provenant en particulier de la Nupes posent un réel problème dans la tenue des débats parlementaires », selon un autre participant.

« Ce n’est pas dans mes intentions » de refaire un tel geste, a déclaré ensuite M. Rebeyrotte à l’AFP.

Dans un communiqué diffusé il y a quelques jours, il avait indiqué: « si le geste que j’ai commis pour stigmatiser un élu du FN (sic) a pu heurter des consciences, je veux m’en excuser ».

« Je ne renoncerai jamais au combat contre l’extrémisme, et notamment contre l’extrême droite, sa tentative de banalisation, ses valeurs xénophobes, haineuses, divisant l’Europe et la société française », avait-il ajouté.

Les députés d’extrême droite n’ont jamais été aussi nombreux, avec un groupe de 89 membres. Sans céder sur le fond de leur programme, ils sont en quête de respectabilité institutionnelle et entendent poursuivre la « dédiabolisation » du RN.

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