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France : un ex-président se présente sous la bannière d’une union (très) controversée

Eric Dupond-Moretti a jugé cette investiture "pathétique", suggérant à François Hollande "de prendre comme suppléant Philippe Poutou", chef de file du NPA

L'ancien président français François Hollande (à droite) donne une conférence de presse pour annoncer sa candidature à la coalition de gauche Nouveau Front Populaire dans le département de la Corrèze, avant les prochaines élections législatives en France, le 15 juin 2024. (Crédit : Pascal Lachenaud/AFP)
L'ancien président français François Hollande (à droite) donne une conférence de presse pour annoncer sa candidature à la coalition de gauche Nouveau Front Populaire dans le département de la Corrèze, avant les prochaines élections législatives en France, le 15 juin 2024. (Crédit : Pascal Lachenaud/AFP)

François Hollande, l’ancien chef de l’Etat, a annoncé être candidat aux législatives en Corrèze, un retour soudain dans la vie politique qui a pris de court le Parti socialiste et pourrait créer des tensions au sein du Nouveau Front populaire très controversé.

L’ex-président de la République (2012-2017) s’est déclaré candidat dans la première circonscription de Corrèze sous la bannière du Nouveau Front populaire, une décision « inédite » car la « situation est grave » et le danger de l’extrême droite « avéré », a-t-il expliqué devant la presse à Tulle.

« A situation exceptionnelle, décision exceptionnelle », a-t-il insisté, jugeant « nécessaire de prendre toutes les personnalités qui (peuvent) concourir à ce qu’il y ait cette mobilisation ».

Ce retour politique surprise de François Hollande, détesté par une partie de la gauche radicale, a été « acté » par le parti socialiste, qui lui accorde l’investiture, se rangeant au choix de la fédération socialiste de Corrèze.

La direction du PS, avec qui François Hollande entretient des relations glaciales, prend en compte le fait que l’ancien chef d’Etat a expliqué jeudi qu’il « se reconnaissait dans la démarche et le projet du Nouveau Front populaire », a précisé à l’AFP le président de la commission électorale du PS, Pierre Jouvet.

La circonscription, dont il a déjà été le représentant de 1988 à 1993 et de 1997 à 2012, avait initialement été attribuée par le PS à un de ses proches, le maire de Tulle Bernard Combes, mais la fédération de Corrèze a préféré la candidature de l’ex-président.

Interrogé dans la manifestation parisienne contre l’extrême droite, le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, très critique sur le quinquennat Hollande dont il a réalisé « un inventaire » en 2018, a avoué qu’il n’était « pas au courant » du choix de la fédération locale, qu’il a découvert samedi matin.

Mais « toutes celles et ceux qui adhèrent au projet du Nouveau Front populaire et sont prêts à défendre ensemble ses couleurs sont les bienvenus », a-t-il ajouté.

François Hollande était profondément opposé à l’alliance de gauche Nupes créée en 2022 et dominée par la France insoumise, qui a explosé à la suite de nombreuses discordes entre le PS et LFI, notamment après les attaques du Hamas en Israël 7 octobre.

« Je ne recherche rien pour moi-même », a-t-il assuré à Tulle, assurant vouloir juste « rendre service ».

Son retour risque de diviser à gauche, où écologistes, communistes et insoumis ne tarissent pas de critiques sur son quinquennat, mais également au sein du PS.

Pour le député socialiste Arthur Delaporte, « ce n’est pas un mauvais calcul » de le mettre dans une circonscription où le RN était « très haut » dimanche lors du scrutin européen.

« Ça peut interroger », dit-il, mais « ça permet de contrer la tentation de diaboliser le Nouveau Front populaire » en l’assimilant à LFI, car « personne ne peut croire que Hollande c’est LFI ».

« On avait besoin d’une autorité comme lui, d’une voix forte, de par son expérience, pour mener le combat qu’il faut pour la France », a estimé Philippe Brugère, maire de Meymac, et présent aux côtés de François Hollande à Tulle.

Mais une élue PS s’est dit « effondrée ». « Il nous reste plus que Ségolène (Royal), et on fait carton plein ».

Dans la majorité, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a jugé cette investiture « pathétique », suggérant à François Hollande « de prendre comme suppléant Philippe Poutou », chef de file du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), investi lui aussi par le Nouveau Front populaire. « Cela fera un très bel attelage », a-t-il ironisé.

 69 ans, François Hollande n’est pas le premier président de la République à candidater à des législatives après avoir quitté l’Elysée. En 1984, trois ans après sa défaite face à François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing avait été élu député du Puy-de-Dôme sous la bannière de l’UDF.

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