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France: un appel aux dons pour les frais de justice de la famille de Jérémie Cohen

Un an après le lynchage et le meurtre du jeune juif français handicapé, à Bobigny, seuls deux de ses meurtriers sont en détention

Jérémie Cohen, un Juif français, qui a été tué après avoir été heurté par un tramway, alors qu'il tentait d'échapper à une agression près de Paris, en février 2022. (Autorisation)
Jérémie Cohen, un Juif français, qui a été tué après avoir été heurté par un tramway, alors qu'il tentait d'échapper à une agression près de Paris, en février 2022. (Autorisation)

Il y a un an, le mercredi 16 février 2022, vers 20h, Jérémie Cohen, 31 ans et porteur d’un handicap léger, traversait les voies ferrées quand il a été percuté par le tramway à Bobigny (Seine-Saint-Denis), juste après avoir été frappé par un groupe d’une quinzaine d’individus.

En arrêt cardio-respiratoire et victime d’un traumatisme crânien, il est décédé à l’hôpital quelques heures après.

Quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, l’affaire avait pris une dimension politique lorsque le candidat d’extrême droite Eric Zemmour s’était publiquement demandé si Jérémie Cohen était « mort parce que Juif ».

Sa rivale d’extrême droite Marine Le Pen (RN) lui avait emboîté le pas en évoquant un « acte criminel » qui « pourrait être un meurtre antisémite ».

Ce drame avait fait réagir jusqu’à l’Elysée : le président et candidat Emmanuel Macron avait demandé une « clarté complète » sur cette affaire qui, avait-il ajouté, ne doit pas donner lieu à des « manipulations politiques ».

La famille du jeune homme avait elle aussi appelé à « rester prudent » face aux affirmations d’un mobile antisémite.

Près de deux mois après la mort de Jérémie Cohen, deux jeunes hommes s’étaient présentés à la police, avaient été mis en examen et écroués. Ils sont depuis en détention provisoire, en attente de jugement.

Les mis en cause, alors âgés de 27 et 23 ans, avaient été mis en examen du chef de « violences volontaires en réunion » pour l’un et « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » pour le second.

Les déclarations des deux suspects devant les enquêteurs, notamment sur la « chronologie des événements », suggéraient que « les violences seraient à mettre en lien avec le comportement de la victime, auquel ils auraient réagi en lui portant des coups », avait précisé le parquet, sans donner plus de détails.

Aujourd’hui, un an après, la « clarté complète » réclamée par Emmanuel Macron au sujet de l’affaire est loin d’avoir été obtenue, et aucun procès n’a eu lieu. La famille regrette que seulement deux individus aient été écroués, et mène toujours un combat juridique pour faire arrêter les complices de sa mort.

La famille, très isolée, bénéficie dans leur quête du soutien d’une seule personnalité publique : Eric Zemmour, premier à avoir partagé la nouvelle de l’agression mortelle l’an dernier, et qui a, ce jeudi, jour de la date anniversaire du décès de leur fils, partagé un appel aux dons.

Résumant la situation, il ainsi partagé l’adresse du site de l’association Jérémie Cohen – Justice et mémoire.

Dans un long message, celle-ci affirme que les autorités policières et judiciaires ont largement bâclé l’enquête, et que les avocats auxquels ils ont fait recours n’avaient « rien fait ».

La famille veut ainsi aujourd’hui faire appel à des avocats « sérieux, rigoureux, compétents qui accepteront leur feuille de route qui est d’arrêter les assassins et de les traduire devant la justice ».

Il est ainsi possible d’aider la famille via le site AlloDons.fr.

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