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France Universités demande de reprendre l’accueil d’étudiants gazaouis

L'accueil d'étudiants gazaouis avait été suspendu après la révélation de propos incitant à la violence contre les Juifs d'une Palestinienne qui devait intégrer Sciences Po Lille

Façade de Sciences Po Lille, ancienne Faculté de lettres de l'Université de Lille. (Crédit : CC BY-SA 4.0)
Façade de Sciences Po Lille, ancienne Faculté de lettres de l'Université de Lille. (Crédit : CC BY-SA 4.0)

L’association de dirigeants de l’enseignement supérieur France Universités a demandé, vendredi 29 août, au gouvernement de reprendre l’accueil d’étudiants gazaouis, suspendu après la révélation de propos incitant à la violence contre les Juifs d’une jeune Palestinienne qui devait intégrer Sciences Po Lille.

« France Universités demande aux pouvoirs publics que la suspension de l’accueil des étudiantes et des étudiants palestiniens inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur français soit levée dans les meilleurs délais, afin de garantir la continuité des études », selon un communiqué.

« Au-delà de l’urgence humanitaire (…) l’Université a pour mission d’offrir à toutes et à tous les moyens de s’émanciper par le savoir », poursuit l’association, qui représente les dirigeants d’établissements publics de l’enseignement supérieur.

« Les universités françaises entendent demeurer des espaces d’ouverture et de solidarité internationale », conclut le communiqué, à quelques jours de la rentrée universitaire.

Le quai d’Orsay n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires de l’AFP.

Nour Attaalah, bénéficiaire d’un visa étudiant et d’une bourse du gouvernement dans le cadre d’un programme destiné aux étudiants gazaouis, devait rejoindre Sciences Po Lille à la rentrée.

Elle était arrivée en France en juillet, mais la découverte de publications appelant à tuer les Juifs sur les réseaux sociaux ces deux dernières années, supprimées depuis, a entraîné sa désinscription, une enquête judiciaire pour apologie du terrorisme, et une enquête pour déterminer pourquoi cela n’avait pas été détecté en amont.

La vive polémique suscitée par cette affaire avait amené le ministre de l’Europe et des affaires étrangères Jean-Noël Barrot à annoncer que la France gelait tous ses programmes d’évacuation depuis Gaza dans l’attente des conclusions de l’enquête.

L’avocat de la jeune femme avait affirmé que les accusations à son encontre reposaient sur « des tweets repartagés, détachés de tout contexte ». L’étudiante a quitté la France pour le Qatar, avait annoncé le Quai d’Orsay début août.

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