Francis Kalifat dénonce – à nouveau – une hausse de l’antisémitisme en 2019
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Francis Kalifat dénonce – à nouveau – une hausse de l’antisémitisme en 2019

"Au premier semestre 2019, on est quasiment à plus de 76 % par rapport au premier semestre 2018 qui était déjà une année noire", a déclaré le responsable communautaire

Francis Kalifat, président du CRIF, à Paris, le 29 mai 2016. (Crédit : François Guillot/AFP)
Francis Kalifat, président du CRIF, à Paris, le 29 mai 2016. (Crédit : François Guillot/AFP)

Ce jeudi, dans l’émission Le Talk-Le Figaro, Francis Kalifat, président du CRIF, a dénoncé une hausse de l’antisémitisme à nouveau en 2019.

« L’antisémitisme continue à progresser dans notre pays, a-t-il dénoncé. Il y a moins de départs, mais nous assistons à des déplacements de population […] Il y a une très forte progression d’actes antisémites déclarés. Au premier semestre, on est quasiment à plus de 76 % par rapport au premier semestre 2018 qui était déjà une année noire », a-t-il déclaré, affirmant tenir ses sources du ministère de l’Intérieur.

Selon lui, cette « alyah interne » existe toujours en raison d’un
« antisémitisme sournois du quotidien ».

Il a ajouté que cet antisémitisme aurait trois origines : l’extrême droite et le Rassemblement national qui, s’il ne qualifie pas le parti d’antisémite, des « nostalgiques de Vichy » en sont toujours membres ; l’extrême gauche coupable « d’antisionisme qui se légitime par la haine et la délégitimation de l’État d’Israël » ; et l’islamisme radical.

« Les actes anti-musulmans ont aussi augmenté en 2019, idem pour les actes anti-chrétiens même si dans des proportions moindres », a-t-il ajouté. « Il y a un malaise dans notre société, la haine est en train de la gangréner. »

Le responsable communautaire a également qualifié « d’infamie » le port de l’étoile jaune par des manifestants de la « marche contre l’islamophobie » la semaine dernière, et dénoncé « un silence complice » de la part des responsables politiques qui y ont participé.

« On a été très choqué de voir comment on pouvait instrumentaliser ce qui était le symbole du martyr juif sous l’Occupation, qui a vu la mort et le massacre de 6 millions de Juifs femmes et enfants […] D’instrumentaliser ce martyr pour pouvoir le mettre à égalité dans une espèce d’égalité de souffrance entre ce que vivent les musulmans aujourd’hui, que nous condamnons avec force. »

« Nous reconnaissons, condamnons avec force et apportons toute notre solidarité à nos compatriotes musulmans lorsqu’ils sont victimes de discriminations, qu’elles soient à l’emploi, au logement ou encore physiques comme l’attaque de la mosquée de Bayonne », a-t-il déclaré.

Mais, « on ne peut pas mettre sur un même niveau ce qui s’est passé pendant la guerre », a-t-il ajouté. « La manifestation était ainsi selon lui une « manipulation et la démonstration de la collusion qu’il peut y avoir entre l’extrême gauche et l’islamisme. »

« Combattre l’islamisme, ça n’est pas combattre l’islam mais bien une idéologie politique qui nous combat », a-t-il estimé, au lendemain de la commémoration des attentats du Bataclan en 2015.

#ConvCrif – La 10ème Convention nationale du Crif, c'est dans deux semaines. Vous êtes prêts ?!

פורסם על ידי ‏‎CRIF‎‏ ב- יום ראשון, 3 בנובמבר 2019

La 10e convention nationale du Crif doit avoir lieu au Palais des Congrès de Paris ce dimanche. Des dizaines de conférences, débats et tables-rondes seront ainsi organisés autour du thème : « La France fracturée. Peut-on s’unir contre l’antisémitisme ? ».

Les actes antisémites ont progressé de 74 % entre 2018 et 2018, avait annoncé en février dernier le ministre français de l’Intérieur.

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