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Frappe israélienne présumée sur une base militaire iranienne près de Damas

Selon l'agence de presse officielle d'État, ces missiles sol-sol tirés depuis le plateau du Golan ont fait des dégâts matériels ; c'est la 2nde frappe attribuée à Israël ce mois-ci

Illustration : Une explosion vue dans le port syrien de Lattaquié , après une prétendue frappe israélienne, le 28 décembre 2021 (Crédit: Capture d'écran/Twitter)
Illustration : Une explosion vue dans le port syrien de Lattaquié , après une prétendue frappe israélienne, le 28 décembre 2021 (Crédit: Capture d'écran/Twitter)

Israël a mené une frappe aérienne mercredi soir contre une ville située au sud de Damas, causant des dégâts matériels, a affirmé l’agence de presse syrienne SANA.

« L’ennemi israélien a mené une frappe avec plusieurs missiles sol-sol » depuis le plateau du Golan israélien, visant la ville de Zakiya vers 23H35 (21H35 GMT), a indiqué l’agence SANA, citant une source militaire. Le bombardement a entraîné des dégâts matériels.

Si des explosions résultant de la frappe ont retenti à Damas, les systèmes de défense anti-aériens n’auraient pas été activés. Aucune victime n’avait été signalée au moment de l’écriture de cet article.

« Le bombardement visait un poste militaire du régime », a déclaré à l’AFP Rami Abdel Rahman, qui dirige l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé au Royaume-Uni qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie mais dont le financement reste flou

La Douzième chaîne israélienne, pour sa part, a cité des médias locaux qui ont précisé que l’attaque avait visé une base militaire utilisée par les forces iraniennes et syriennes.

C’est la deuxième fois depuis le début du mois qu’Israël bombarde la Syrie, après des frappes le 9 février visant des batteries anti-aériennes en réponse à un tir de missile depuis la Syrie. SANA avait fait savoir, à ce moment-là, que les systèmes de défense antiaériens du pays avaient été « confrontés à une agression israélienne » aux abords de Damas. Un soldat avait été tué dans cette frappe et cinq autres avaient été blessés, selon l’agence de presse officielle.

En réponse, un missile antiaérien tiré depuis la Syrie avait explosé dans le ciel au nord d’Israël, déclenchant l’alerte dans la ville d’Umm al-Fahm et dans les communautés du nord de la Cisjordanie. Il n’y avait pas eu de victime mais des éclats d’obus qui s’étaient écrasés près de l’avant-poste illégal de Homesh avaient provoqué un petit départ d’incendie.

L’Etat juif a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne permettrait pas à son ennemi, l’Iran, d’étendre son influence en Syrie.

L’utilisation présumée par Israël de missiles sol-sol – au lieu des munitions tirées depuis des avions – est liée à une récente réunion entre le Premier ministre Naftali Bennett et le président russe Vladimir Poutine, l’un des principaux alliés du dictateur syrien Bashar Assad, qui a fourni une grande partie du système de défense aérienne de Damas. Pour éviter d’embarrasser la Russie et sa technologie militaire, Israël aurait accepté de réduire son recours aux frappes aériennes, qui ont déjoué à plusieurs reprises les batteries russes.

Israël a effectué des centaines de frappes sur des cibles contrôlées par le gouvernement syrien, au fil des ans, mais a rarement reconnu ou commenté de telles opérations. De nombreuses frappes survenues dans le passé avaient visé le principal aéroport de la capitale Damas, par lequel l’Iran serait également soupçonné de transférer des armes de précision à ses groupes mandataires.

Israël a reconnu avoir pris pour cible les bases des forces iraniennes et des groupes terroristes alliés à l’Iran, en particulier le long de la frontière du Golan, comme le Hezbollah libanais, qui a des combattants déployés dans le sud de la Syrie, ainsi que des cargaisons d’armes censées être destinées à ces groupes.

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