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Frappes françaises en Irak : une cinquantaine d’islamistes neutralisés

L'état-major des armées précise que les cibles ont été touchées lors d'une "frappe d'opportunité" mercredi

Un soldat émirati devant un avion de chasse Rafale français dans une base militaire proche d'Abu Dhabi, le 25 mai 2009. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)
Un soldat émirati devant un avion de chasse Rafale français dans une base militaire proche d'Abu Dhabi, le 25 mai 2009. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)

Les avions de chasse français ont « neutralisé » une cinquantaine de combattants du groupe Etat islamique ainsi que plusieurs « véhicules et leurs occupants » ces derniers jours en Irak, a annoncé jeudi l’état-major des armées.

Les véhicules ont été détruits lors d’une « frappe d’opportunité » (c’est-à-dire non planifiée) mercredi, a-t-il précisé dans un communiqué présentant un bilan hebdomadaire des opérations.

Le 30 janvier, lors d’une mission de reconnaissance entre Mossoul, Kirkourk et Baiji, les pilotes français ont aussi identifié « un groupe de 150 combattants de Daech (acronyme de l’Etat islamique en arabe) en position de combat contre des forces peshmergas (kurdes) ».

Ils en ont neutralisé une cinquantaine, a précisé l’état-major, sans détailler s’ils avaient été tués ou blessés.

« Le même jour et dans la même zone, les aéronefs ont également neutralisé une position de tir qui faisait feu sur des forces irakiennes », a précisé le communiqué.

Le 3 février, les avions français ont aussi participé à un raid aérien de la coalition internationale contre l’EI dans la région de Mossoul, visant à détruire une usine servant à la fabrication d’engins explosifs improvisés.

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe EI, rappelle l’état-major.

Le dispositif est structuré autour de neuf Rafale, six Mirage 2000D, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un avion ravitailleur C-135 FR, basés aux Emirats arabes unis et en Jordanie.

Le président français François Hollande avait estimé lors d’une conférence de presse jeudi que les « succès » de la coalition internationale pour faire reculer le groupe EI en Irak étaient « trop lents ».

Il avait assuré que la France faisait « son travail avec de plus en plus d’intensité », mais écarté à nouveau une possible extension des frappes aériennes françaises de l’Irak vers la Syrie.

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