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Fraude au chômage partiel : Trois mises en examen à Paris

Ces mises en examen concernent plusieurs membres d'une même famille : Dan J., qui a tenté de fuir en Israël après avoir vu ses comptes en banque être gelés, sa femme et son père

Le Tribunal de Paris à la fin de sa construction. (Crédit : Jeanne Menjoulet - photographie / Renzo Piano - bâtiment / CC BY-SA 2.0)
Le Tribunal de Paris à la fin de sa construction. (Crédit : Jeanne Menjoulet - photographie / Renzo Piano - bâtiment / CC BY-SA 2.0)

Deux hommes et une femme ont été mises en examen vendredi 18 juin à Paris pour des soupçons de fraude au chômage partiel, a appris l’AFP vendredi de source judiciaire, dans un dossier qui selon le Parisien porterait sur plus de 10 millions d’euros de préjudice.

Selon la source judiciaire, « les deux hommes ont été mis en examen des chefs d’escroquerie en bande organisée, blanchiment aggravé et association de malfaiteurs ».

Le premier a été placé en détention provisoire et le second incarcéré dans l’attente du débat sur sa détention, a précisé la même source.

La femme a elle été mise en examen pour « blanchiment aggravé » et « recel d’escroquerie » et placée sous contrôle judiciaire.

Une quatrième personne, une femme, a été placée sous le statut de témoin assisté, toujours de source judiciaire.

Selon le quotidien, ces mises en examen concernent plusieurs membres d’une même famille, Dan J., un Franco-israélien de 30 ans qui a tenté de fuir en Israël en passant par la Suisse après avoir vu ses comptes en banque être gelés, sa femme et son père.

Elles auraient été réalisées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en janvier par la Junalco, la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée.

La famille J. « est suspectée d’avoir joué un rôle de premier plan dans la retentissante escroquerie au chômage partiel. À eux seuls, Dan J. et ses proches auraient détourné plus de 11 millions d’euros d’argent public destiné à aider les entreprises pendant la crise de la COVID-19 », d’après le quotidien.

Le procédé est souvent le même dans ces dossiers : ces personnes sont suspectées d’avoir usurpé l’identité de vraies entreprises en demandant à leur place de toucher le chômage partiel et en se faisant virer l’argent qui leur est destiné.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes partout en France sur ces escroqueries massives.

Fin janvier, la ministre du Travail Elisabeth Borne avait indiqué que quelque 500 000 contrôles menés depuis le début de la crise sanitaire avaient permis de détecter de telles fraudes portant sur quelque 200 millions d’euros.

« 70 % des sommes qui faisaient l’objet d’une suspicion ont été bloquées dès le départ, et on a pu récupérer 80 % de l’argent qui avait été indûment versé », avait ajouté la ministre.

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