Fuite de benzène : Le pétrolier responsable libéré sous caution
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Fuite de benzène : Le pétrolier responsable libéré sous caution

Une enquête cherche à identifier la cause de la fuite présumée de benzène qui a pollué la mer et l'air la semaine dernière ; la firme pétrochimique Gadiv en serait responsable

Vue de la baie de Haïfa dans le nord d'Israël, le 24 avril 2018. (Crédit :  Yossi Zamir/Flash90)
Vue de la baie de Haïfa dans le nord d'Israël, le 24 avril 2018. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Le ministère de la Protection de l’environnement a déclaré jeudi qu’il avait libéré un pétrolier loué par la société pétrochimique Gadiv moyennant le dépôt d’une caution de 100 000 dollars, suite à un incident survenu la semaine dernière, au cours duquel du benzène se serait échappé d’un tuyau pendant le chargement au port, polluant la mer et l’air.

Gadiv, une firme située à Haïfa, dans le nord du pays, avait loué le pétrolier à sa société-mère, Bazan, qui fait lui-même partie d’Israel Chemicals Ltd. Gadiv fabrique des produits aromatiques – des matières premières pour divers produits de consommation.

« À ce stade, et malgré le démenti des personnes impliquées, le bureau maritime au sein du ministère de la Protection environnementale dispose de preuves que la fuite de benzène s’est bien répandue dans la mer », indique un communiqué du ministère.

« L’enquête sur l’équipage du navire est terminée, et conformément à la loi et aux règles maritimes en vigueur dans ce type d’incident, le navire a été libéré moyennant le dépôt d’une caution de 100 000 dollars. »

L’enquête criminelle se poursuit, « afin de rassembler tous les éléments et toutes les informations relatives à ce grave incident, au cours duquel une substance dangereuse et toxique de type benzène s’est déversée dans l’air et dans la mer – même si c’est en quantité relativement faible », poursuit le communiqué.

La fuite aurait eu lieu au terminal chimique nord du port de Haïfa, alors que le benzène, destiné à l’exportation, était chargé sur le pétrolier YM EARTH.

L’année dernière, le ministère avait infligé à Gadiv une amende de 634 300 shekels pour avoir violé les conditions de son permis d’émission.

Un rapport sur l’avenir des industries pétrochimiques de Haïfa, réalisé par le cabinet international de conseil en gestion McKinsey – le rapport avait été commandé par le Conseil économique national au sein du bureau du Premier ministre – a déterminé que la fermeture de Gadiv réduirait les émissions de benzène de 27 %, les émissions de toluène de 46 % et les émissions de xylène de 76 %.

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