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Gabrielle Chanel aurait aussi participé à la Résistance en plus d’être collabo

Des recherches mettent en évidence la contradiction des actions de la couturière, qui a collaboré avec le régime nazi et aurait été "un agent occasionnel" dans la Résistance

La créatrice de mode française Coco Chanel pose à bord d'un avion à l'aéroport de Paris, le 1er janvier 1960.  (Crédit : AFP)
La créatrice de mode française Coco Chanel pose à bord d'un avion à l'aéroport de Paris, le 1er janvier 1960. (Crédit : AFP)

La couturière française Gabrielle Chanel, qui a collaboré avec l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, a également été « un agent occasionnel » dans la Résistance, selon des documents révélés par le Victoria and Albert Museum à Londres.

Ce musée consacre une exposition à la couturière, « Gabrielle Chanel. Fashion manifesto », qui ouvrira ses portes samedi.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Gabrielle Chanel vivait à l’hôtel Ritz, en partie réquisitionné par le régime nazi pour abriter la Luftwaffe et son chef, le maréchal Göring. Elle a eu une relation avec un attaché d’ambassade allemand, Hans Günther von Dincklage, qui était sans doute un espion.

Le musée explique qu’en juillet 1941, « les autorités nazies enregistrent Gabrielle Chanel comme source fiable, bien qu’il ne soit pas certain qu’elle en soit consciente ». Son nom de code était « Westminster », son numéro F7124.

« A l’inverse, des recherches récentes mettent en évidence le caractère contradictoire de ses actions pendant la guerre », indique le V&A.

« Elle est répertoriée comme agent occasionnel du réseau ERIC. Cette branche de la résistance était dirigée par René Simonin et avait des liens avec les services secrets britanniques », indiquent des panneaux dans l’exposition.

« Si les dossiers d’archives ne détaillent pas les actions menées par Chanel pour le réseau, ils confirment sa participation du 1er janvier 1943 au 17 avril 1944 », lit-on encore. « A cette date, les soldats allemands arrêtent Simonin lors d’une rafle de résistants à Poligny, dans l’Est de la France, et le réseau ERIC cesse de fonctionner ».

A l’appui sont exposés deux documents. Dans un « Etat nominatif des agents occasionnels du réseau ERIC », daté et signé de Paris, le 20 mars 1948, son nom apparait, avec d’autres. Elle est décrite comme Melle Chanel, dite « Coco ». Son adresse est celle de sa maison de couture, 31 rue Cambon.

L’autre document, daté de 1957, est une « attestation d’appartenance aux FFC », les forces françaises combattantes. Il est écrit qu’elle a participé « à la résistance comme agent occasionnel ».

La responsable de l’exposition, Oriole Cullen, a expliqué au Guardian disposer d’un document du gouvernement français de 1957 confirmant cette appartenance : « Les nouvelles preuves ne la disculpent pas. Elles ne font que compliquer la situation. Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’elle était impliquée dans les deux camps ».

L’exposition détaille également sa collaboration, déjà bien connue, avec les nazis.

A la Libération, Gabrielle Chanel a été arrêtée puis relâchée quelques heures plus tard.

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