Gal Gadot : la Wonder Woman d’Israël
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Gal Gadot : la Wonder Woman d’Israël

Le film 'Batman v Superman' a déçu les critiques mais les Américains et les Israéliens ont apprécié l'actrice israélienne

JTA – Les célèbres journaux politisés d’Israël ont finalement trouvé un sujet sur lequel ils sont d’accord : ils aiment tous Gal Gadot.

Israël Hayom, le quotidien de droite financé par Sheldon Adelson, l’a qualifié de « femme de valeur ».

Walla, un site Web populaire, a suggéré que si les Israéliens étaient fatigués de Gal Gadot, ils devraient « passer à un autre article, site ou planète ».

Le City Mouse, un site d’événements appartenant au journal de gauche Haaretz, a célébré le « Festi-Gal » et a proclamé que l’actrice était en train de faire « son chemin à travers l’Amérique ».

La presse israélienne a ce mois-ci célébré Gadot qui a incarné Wonder Woman dans le blockbuster « Batman v Superman », qui est sorti vendredi à travers les Etats-Unis. Mais elle a été une héroïne israélienne depuis bien plus longtemps.

Même si Gadot n’est pas la première mannequin Sabra à percer internationalement, ni la première à être la co-star dans un blockbuster américain, elle a connu la gloire dans un style unique Israël.

Souvent décrié par la presse internationale, les Israéliens apprécient le fait qu’elle soit prête, et même fière, de représenter le pays.

Avant de devenir Wonder Woman, le rôle le plus important de Gadot était son rôle de Gisele Yashar, un ex-agent du Mossad dans « The Fast and the Furious ». Et bien sûr : elle avait le rôle d’un espion israélien.

Gal Gadot posant pour les photographes lors de la première du film "Fast and Furious 5" au Cinepolis Lagoon à Rio de Janeiro, au Brésil, le 15 avril 2011 (Crédit : Buda Mendes/Latin Content /Getty Images)
Gal Gadot posant pour les photographes lors de la première du film « Fast and Furious 5 » au Cinepolis Lagoon à Rio de Janeiro, au Brésil, le 15 avril 2011 (Crédit : Buda Mendes/Latin Content /Getty Images)

Et Miss Israël 2004 n’a pas peur de prendre position en faveur d’Israël dans les médias sociaux.

Au cours de la guerre de Gaza de 2014 – qui a permis de rassembler les Israéliens autour de leur drapeau et une grande partie du monde contre Israël – Gadot a publiquement soutenu la campagne des forces de l’armée israélienne contre le Hamas, publiant une photo d »elle allumant des bougies de Shabbat avec sa fille.

I am sending my love and prayers to my fellow Israeli citizens. Especially to all the boys and girls who are risking…

Posted by Gal Gadot on Friday, 25 July 2014

Inutile de dire que ce message a fait sensation à l’extérieur d’Israël.

Alors même que les critiques américains n’ont pas été tendre avec « Batman v Superman » – The New Republic a qualifié le film, un film « péniblement long et sans joie » – ils ont adoré Gadot comme du hamentashen à Pourim. Et les Israéliens l’ont remarqué.

« Venez pour [voir] les hommes-garçons sans joie qui aiment leurs mamans qui se tabassent, restez pour l’une des seules choses qui valent le coup », a déclaré The Daily Beast en référence à Gadot.

La meilleure de toutes pour ses concitoyens, Gadot est souvent présentée aux États-Unis comme une « femme israélienne sensationnelle » avec une mention spéciale à ses deux années de service dans l’armée bien-aimée d’Israël.

« Toutes ces compétence pour se battre n’est pas seulement un jeu d’acteur » a noté la Santa Cruz Sentinel.

Qu’est-ce qui distingue Gadot des autres Israéliens qui ont « traversé la frontière » à la célébrité internationale ?

Prenez Bar Refaeli, par exemple. En Israël, elle est le visage de pratiquement tout – il est difficile de marcher dans un quartier à Tel-Aviv sans voir son visage sur les panneaux d’affichage et les arrêts de bus – et elle présente « The X-Factor Israël ». (Aux Etats-Unis, elle est sans doute plus célèbre pour sa couverture de 2009 de sports Illustrated sur les maillots de bain et pour sa relation avec Leonardo DiCaprio.)

Mais Refaeli a également été énormément critiquée pour avoir adopté ce que certains Israéliens considèrent comme une attitude d’ayant-droit. Elle a été critiquée pour ne pas avoir participé au service obligatoire de l’armée d’Israël, s’être soustraite à des centaines de milliers de dollars en impôts et en demandant – et obtenu – une zone d’exclusion aérienne pour son mariage.

Pendant la guerre de Gaza, elle a créé un tollé, en disant : « Je proie [sic] pour la sécurité des citoyens des deux côtés et pour le jour où nous allons vivre en paix et en harmonie, Amen » – message pour lequel elle a ensuite été âprement critiqué en Israël.

Ensuite, il y a Natalie Portman, qui est née Neta-Lee Hershlag à Jérusalem mais qui a déménagé aux États-Unis quand elle avait 3 ans et qui a anglicisé son nom. Elle est revenue dans l’orbite israélien après avoir écrit, produit, réalisé et joué l’année dernier dans l’adaptation de « A Tale of Love and Darkness », écrit par le célèbre auteur israélien Amos Oz. Pourtant, le fait qu’elle fait les Unes en Israël juste parce qu’elle parle l’hébreu en dit long sur la nature de sa célébrité.

L'actrice et la metteuse en scène Natalie Portman et l'ancien président israélien Shimon Peres à la première du film de Portman 'A Tale of Love and Darkness,' au Cinema City à Jérusalem le 3 septembre 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
L’actrice et la metteuse en scène Natalie Portman et l’ancien président israélien Shimon Peres à la première du film de Portman ‘A Tale of Love and Darkness,’ au Cinema City à Jérusalem le 3 septembre 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Ce qui n’est pas le cas avec Gadot, dont les compétences en hébreu ne sont pas en cause. Malgré sa renommée internationale, elle peut encore parfois être repérée dans les rues de Tel-Aviv avec son mari, le promoteur immobilier israélien Yaron Varsano, et sa fille de 4 ans, Alma.

Si vous n’arrivez pas à la voir là-bas, il suffit de lire un journal israélien.

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