Gantz appelle Netanhyahu à parler d’unité « sans blocs ou manipulation »
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Gantz appelle Netanhyahu à parler d’unité « sans blocs ou manipulation »

Le chef de Kakhol lavan a blâmé le Premier ministre pour les deux scrutins passés, avertissant qu'il pourrait y en avoir encore un autre

Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz fait une déclaration à Tel Aviv, le 26 septembre 2019 (Crédit : Avshalom Shoshoni/Flash90)
Le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz fait une déclaration à Tel Aviv, le 26 septembre 2019 (Crédit : Avshalom Shoshoni/Flash90)

Le chef de Kakhol lavan Benny Gantz a appelé jeudi le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son parti du Likud à former un gouvernement d’unité – vingt-quatre heures après que le président Reuven Rivlin a assigné au Premier ministre la mission de former une coalition et après que des efforts visant à renforcer les discussions sur un partenariat d’unité ont échoué.

Lors d’une réunion de faction de Kakhol lavan qui était organisée à Tel Aviv, Gantz a indiqué que le coeur des négociations de coalition ne devait pas consister à débattre de portefeuilles ministériels mais bien de politique.

« Les postes ne sont pas importants. Pourquoi savoir qui détiendra tel ou tel portefeuille est important ? Ce sujet doit être abordé seulement après les sujets fondamentaux », a-t-il affirmé. « Je ne cherche pas à être Premier ministre pour l’honneur de la fonction. J’ai demandé la confiance des Israéliens pour mener à bien une mission, pas pour le pouvoir. »

Gantz a souligné que Kakhol lavan, en refusant de s’allier au Likud tant que ce dernier serait dirigé par le Premier ministre, n’était pas motivé par une animosité personnelle contre Netanyahu mais qu’il s’opposait à lui en raison de son inculpation en suspens dans une série de dossiers de corruption.

« Ce n’est pas juste ‘Pas Bibi’. Nous ne l’attaquons pas sur le plan personnel. Nous recherchons l’intégrité publique », a dit Gantz, utilisant le surnom de Netanyahu. « Nous cherchons à agir contre la corruption et nous ne pouvons pas siéger avec un Premier ministre contre lequel des inculpations actives ont été signifiées. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprime lors d’une conférence de presse à la résidence du Président à Jérusalem après avoir été chargé par le Président Reuven Rivlin de former le prochain gouvernement israélien, le 25 septembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Gantz a également blâmé Netanyahu pour avoir initié les deux élections passées, disant que l’Etat juif pouvait bien encore une fois se diriger vers un troisième scrutin.

« Peut-être a-t-il un intérêt à nous emmener vers des élections supplémentaires. Des élections qui sont susceptibles d’entraîner des dissensions entre les citoyens et l’Etat, » a-t-il déploré.

Même s’il a exclu de siéger dans un gouvernement avec Netanyahu, Gantz a appelé le leader du Likud à négocier l’établissement d’une coalition d’unité – mais sans son bloc d’alliés de droite et religieux.

« J’appelle Netanyahu et le Likud à venir à des négociations, avec des négociations sur le contenu et sans conditions préalables. Sans manipulation et sans bloc. Pour le bien de la nation d’Israël, construisons véritablement ici un gouvernement d’unité », a-t-il clamé.

Le Likud avait fait savoir qu’il négociait au nom des trois autres formations de droite et religieuses avec lesquelles il a signé un pacte, mais Kakhol lavan a insisté sur le fait que ses pourparlers d’unité ne concernaient que le Likud et pas ses alliés.

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