Gantz décollera pour Washington pour discuter de la vente de F-35 aux EAU
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Gantz décollera pour Washington pour discuter de la vente de F-35 aux EAU

Le ministre de la Défense devrait évoquer le maintien de l'avantage militaire qualitatif régional d'Israël, alors que les USA s'intéressent à une vente lucrative à ce pays du Golfe

Le ministre de la Défense Benny Gantz fait une déclaration aux médias à la Knesset, le 24 août 2020. (Oren Ben Hakoon/Flash90)
Le ministre de la Défense Benny Gantz fait une déclaration aux médias à la Knesset, le 24 août 2020. (Oren Ben Hakoon/Flash90)

Le ministre de la Défense Benny Gantz va se rendre à Washington pour une série d’entretiens avec le secrétaire d’Etat à la Défense américain Mark Asper et avec d’autres responsables du Pentagone, a annoncé lundi le ministère de la Défense.

Ce déplacement survient alors que les Etats-Unis envisagent de vendre des F-35, des avions de combat à la pointe de la technologie, aux Emirats arabes unis. Les discussions devraient se consacrer sur le positionnement israélien face à cette acquisition qui, selon certains, pourrait nuire à l’avantage militaire que Washington a promis de maintenir.

Selon la loi américaine, le Congrès est chargé de contrôler les ventes d’armes réalisées auprès des pays du Moyen-Orient pour préserver l’avantage qualitatif de l’armée israélienne – des évaluations qui sont habituellement faites par le biais de consultations entre le Pentagone et les responsables de la défense israéliens. Tandis qu’Israël ne peut pas s’opposer à une vente, l’Etat juif peut, en revanche, dresser des obstacles qui rendront la conclusion de l’accord plus difficile et plus longue.

Gantz avait initialement fait part de son inquiétude face à la perspective de l’acquisition de ces avions par les Emirats arabes unis, et ce malgré une normalisation des liens récentes décidées entre Jérusalem et Abou Dhabi. La semaine dernière, toutefois, il a semblé baisser d’un ton, indiquant que les objections d’Israël n’auraient, de toute manière, que peu de poids.

« C’est une prérogative américaine – et non une prérogative israélienne – de décider à qui sera vendu le F-35 », a déclaré Gantz.

Le président américain Donald Trump avait déclaré, début septembre, qu’il n’y avait « absolument aucun problème » induit par l’acquisition par les Emirats des F-35.

Israël s’est ouvertement opposé à la vente par les Etats-Unis d’armes avancées à ses adversaires, affirmant que l’Etat juif devait préserver sa suprématie militaire. Les EAU, en particulier, voulaient acquérir cet avion depuis des années, et de hauts-responsables émiratis ont indiqué qu’ils estimaient qu’il n’y avait plus d’obstacles à la vente des avions au vu de l’établissement de liens normalisés avec Israël.

Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper. (AP Photo/Manuel Balce Ceneta, File)

« L’idée toute entière d’état de guerre ou de belligérance avec Israël n’a plus lieu d’être alors je pense qu’il devrait être finalement plus facile d’acheter l’avion chasseur », avait commenté Anwar Gargash, un officiel émirati, au mois d’août. « Nous avons le sentiment qu’avec la signature de ce traité dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois… qu’il ne devrait plus y avoir d’obstacle à cette acquisition ».

Gantz évoquera aussi la coopération sécuritaire conjointe visant à réduire l’expansion iranienne dans la région. Il restera vingt-quatre heures aux Etats-Unis et reviendra au sein de l’Etat juif jeudi, peu avant l’aube, a noté un communiqué du ministère de la Défense.

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