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Gantz et Lapid accusent Netanyahu de l’impasse des négociations de coalition

Le chef de Kakhol lavan déclare qu'aucun progrès "tangible" n'a été fait lors de son entretien avec le Premier ministre, jurant de continuer à parler avec les petits partis

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le leader de Kakhol lavan Benny Gantz lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 28 octobre 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le leader de Kakhol lavan Benny Gantz lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 28 octobre 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le dirigeant de Kakhol lavan Benny Gantz a déclaré lundi qu’aucun progrès vers la formation d’un gouvernement d’unité n’avait été réalisé au cours de sa première rencontre avec le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, depuis qu’il a été lui-même chargé de former une coalition. Le chef de l’alliance centriste a toutefois affirmé qu’il continuerait à se battre pour éviter un troisième scrutin.

Gantz a qualifié l’entretien qu’il a eu avec Netanyahu de « sérieux », mais ajouté que « malheureusement, aucun progrès tangible n’a été enregistré ».

« Le parti au pouvoir ne veut pas de discussion pratique sur les réglementations politiques », a déclaré le leader de Kakhol lavan devant les journalistes avant une réunion de sa faction à la Knesset.

« Nous continuerons à parler à tous et à écouter les petits partis, et nous ne les laisserons pas dicter l’ordre du jour public tout entier », a-t-il ajouté.

De gauche à droite, Moshe Yaalon, Yair Lapid et le chef de Kakhol lavan, Benny Gantz, lors d’une réunion de faction à la Knesset, le 28 octobre 2019 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Kakhol lavan a annoncé, conformément à ce qu’avait dit Gantz, que son dirigeant rencontrerait Ayman Odeh, leader de l’alliance de la Liste arabe unie – les partis à majorité arabe – à Tel Aviv dans la journée de jeudi.

Le Likud a accusé Kakhol lavan de chercher à former un gouvernement minoritaire avec le soutien extérieur de la Liste arabe unie. La formation de Gantz n’a jamais fait part de son intérêt pour une telle option, et un certain nombre de députés de l’alliance centriste l’ont, pour leur part, totalement exclue.

Le numéro 2 de Kakhol lavan, Yair Lapid, a renforcé sa rhétorique contre Netanyahu dans des propos tenus avant la réunion de faction, accusant le Premier ministre de s’être livré à des gesticulations lorsqu’il était encore chargé de tenter de construire un gouvernement.

« Je vais vous dire quelle est la différence entre les 28 jours de Netanyahu et nos 28 jours », a-t-il clamé. « Netanyahu n’a pas essayé de former un gouvernement. Nous tentons, en ce qui nous concerne, tout ce qui est possible ».

« Je sais ce que sont des négociations pour former un gouvernement. J’ai vu Netanyahu, j’étais dans la pièce avec lui quand il voulait en former un », a-t-il martelé.

« Il est possible de former un gouvernement en quarante-huit heures. Tout ce que Benjamin Netanyahu a à faire, c’est accepter d’être deuxième dans le cadre d’un accord de rotation », a continué Lapid.

Le leader de Kakhol lavan Benny Gantz et le chef de Yisrael Beytenu Avigdor Liberman se serrent la main avant une rencontre, le 28 septembre 2019 (Autorisation)

Lundi également, Gantz a rencontré le dirigeant d’Yisrael Beytenu, Avidgor Liberman, pour leurs premiers pourparlers depuis que le chef de Kakhol lavan a été mandaté pour rassembler une majorité.

Les deux parties ont émis un communiqué conjoint disant que l’entretien s’était déroulé « dans une atmosphère positive ».

Liberman devrait jouer un rôle déterminant dans la formation d’un gouvernement d’unité, mais a insisté sur le fait qu’une telle coalition ne pouvait pas intégrer la Liste arabe unie, le Camp démocratique de gauche ou les partis religieux.

Le communiqué conjoint a noté que la rencontre avait été l’occasion d’évoquer « entre autres choses, les questions relatives à la sécurité, le budget de l’Etat, les scénarios politiques possibles et autres sujets ».

Une rencontre entre les équipes de négociations des deux parties aura rapidement lieu, a ajouté le communiqué.

S’exprimant devant les journalistes au sujet de son entretien avec Gantz, Liberman a précisé qu’il ne soutiendrait pas une « législation personnelle » dont l’objectif serait de permettre à Netanyahu de conserver son poste de Premier ministre s’il est inculpé.

Liberman a également déclaré qu’un gouvernement « serré », s’il devait s’établir, ne serait pas en capacité de prendre des décisions sécuritaires et économiques importantes.

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