Gaza : 13 000 émeutiers palestiniens à la frontière, 1 mort
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Gaza : 13 000 émeutiers palestiniens à la frontière, 1 mort

L'Egypte tente d'apaiser les tensions alors que les dirigeants terroristes de la bande menacent de nouvelles attaques, appelant Israël à laisser entrer les fonds qataris

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des Palestiniens s'en prennent à la clôture frontalière de Gaza, le 11 janvier 2019 (Capture d'écran : /Hadashot news)
Des Palestiniens s'en prennent à la clôture frontalière de Gaza, le 11 janvier 2019 (Capture d'écran : /Hadashot news)

Une émeutière palestinienne est morte sous les balles de l’armée israélienne durant une manifestation massive organisée vendredi le long de la frontière avec Israël, a fait savoir le ministre de la Santé du Hamas à Gaza, alors que le groupe terroriste brandit la menace d’une recrudescence des violences en raison de nouveaux conflits l’opposant à Israël et à l’Autorité palestinienne.

Les forces aériennes ont attaqué deux postes du Hamas, dans le nord de Gaza, en réponse à ces violences, ont indiqué les militaires israéliens.

Selon l’armée, environ 13 000 Palestiniens ont participé vendredi aux émeutes, jetant des pierres, des bombes artisanales ou des grenades sur les soldats israéliens, tentant également d’ouvrir des brèches dans la frontière et faisant brûler des pneus. Les militaires ont répondu à l’aide de gaz lacrymogènes et, dans certains cas, par des tirs à balles réelles.

Le ministère a identifié la défunte comme étant une femme de 43 ans, Amal Tramsi, qui serait la troisième à avoir été tuée en plusieurs mois d’affrontements.

Au moins 15 autres Palestiniens ont été blessés au cours des échauffourées, a précisé le ministère. Un journaliste aurait notamment été blessé, touché lorsqu’une ambulance a été frappée.

Du côté israélien, un soldat a été légèrement blessé par une pierre, a fait savoir l’armée.

Un Palestinien transporte un jeune blessé en fuyant les gaz lacrymogènes pendant des affrontements avec les forces israéliennes au cours d’une manifestation le long de la frontière avec Israël, à l’est de Gaza City, le 11 janvier 2019 (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Les soldats israéliens ont fait savoir que des Palestiniens avaient tenté d’ouvrir des brèches dans la frontière. Ils ont également été la cible de tirs à une occasion.

« Les soldats de l’armée ont contrôlé les suspects lors de chaque incident et tous les suspects sont retournés dans la bande de Gaza après avoir traversé la frontière », a dit Tsahal. « En riposte aux événements violents survenus le long de la barrière frontalière, un avion de chasse a pris pour cible un poste militaire du Hamas ».

Un second poste a ultérieurement été frappé par l’armée de l’air.

Un soldat israélien aurait été légèrement blessé par des pierres et pris en charge à l’hôpital pour y être soigné.

Des manifestants palestiniens courent à travers les fumées des gaz lacrymogènes durant des affrontements avec l’armée israélienne au cours d’une manifestation le long de la frontière avec Israël, à l’est dxe Gaza City, le 11 janvier 2019 (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

L’armée israélienne s’était préparée à des éclats de violences le long de la frontière alors que les tensions entre Jérusalem, l’Autorité palestinienne et le groupe terroriste du Hamas qui gouverne la bande ne cessent d’augmenter.

L’armée égyptienne a envoyé une délégation au sein de l’enclave palestinienne jeudi, avec à sa tête le vice-directeur des services des renseignements généraux Ayman Badia, avec pour objectif de négocier des accords sur certaines questions et d’empêcher une escalade.

La délégation a quitté Gaza vendredi après-midi et elle est partie pour Ramallah, en Cisjordanie, pour s’entretenir avec l’AP.

Pendant toute la matinée, les Palestiniens, le long de la frontière, ont lancé des ballons transportant des dispositifs incendiaires vers le territoire israélien. Aucun dégât significatif n’était à signaler vendredi après-midi.

Toutefois, des affrontements plus grave avec les militaires israéliens ont commencé dans l’après-midi, après la prière – comme cela a été le cas le cas depuis le mois de mars 2018 avec le début de la « marche du retour », un mouvement de protestation qui avait été à l’origine organisé par des civils mais qui a été rapidement détourné par le Hamas. Groupe terroriste islamiste ayant pris le contrôle de Gaza en 2007, le Hamas cherche à détruire Israël.

Comme elles le font chaque semaine, les troupes israéliennes se sont déployées le long de la frontière avant les émeutes du vendredi. Aucune instruction de sécurité particulière n’a été transmise aux communautés israéliennes vivant dans la zone.

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