Gaza : de l’argent qatari versé aux plus démunis, une première depuis l’épidémie
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Gaza : de l’argent qatari versé aux plus démunis, une première depuis l’épidémie

Des billets de cent dollars seront distribués à 100 000 familles ; le Hamas demande aux bénéficiaires venant les récupérer de maintenir une distance d'1,5 mètre entre eux

Des employés aident les Palestiniens à recevoir l'aide financière apportée par le Qatar aux familles défavorisées au bureau central de poste de Gaza City, le 26 janvier 2019 (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Des employés aident les Palestiniens à recevoir l'aide financière apportée par le Qatar aux familles défavorisées au bureau central de poste de Gaza City, le 26 janvier 2019 (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Les banques postales de la bande de Gaza ont commencé à distribuer les derniers versements de petites subventions accordées par le Qatar aux familles palestiniennes dans le besoin, mardi matin, ont indiqué les sites d’information de l’enclave côtière.

Au cours de l’année passée, les banques ont distribué ce type d’indemnités qataries à plusieurs reprises et à des dizaines de milliers de familles défavorisées de ce petit territoire.

Doha avait accepté de fournir ces subventions aux familles pauvres de la bande de Gaza dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et les groupes terroristes locaux, et notamment le Hamas.

Des photos postées par le compte Twitter du Centre palestinien d’information, lié au groupe terroriste palestinien du Hamas, montrent des Palestiniens faisant la queue devant les banques, attendant de recevoir leur argent tout en maintenant une distance significative entre eux.

Mohammed al-Emadi, chef de la commission de reconstruction de Gaza qatarie, a expliqué dans un communiqué lundi que 100 000 familles défavorisées recevraient leur argent sous la forme de billets de cent dollars dès mardi.

Il a ajouté que la distribution prendrait deux semaines.

Depuis qu’elle a commencé à donner de l’argent aux familles défavorisées de l’enclave côtière, la commission de reconstruction a annoncé différents chiffres de bénéficiaires. Par exemple, au mois de février, elle avait annoncé qu’elle donnerait des fonds à 120 000 familles gazaouïes et, au mois de janvier, elle avait annoncé qu’elle distribuerait de l’argent à 70 000 personnes.

Un responsable de la commission de reconstruction qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat fin 2019 a indiqué que le nombre de bénéficiaires avait varié « sur la base de la décision de l’ambassadeur qatari », sans donner de détails.

Le ministère des Communications de Gaza, dirigé par le Hamas, a annoncé lundi que les bénéficiaires devraient prendre des mesures de précaution contre la propagation possible du coronavirus lorsqu’ils se rendraient dans les banques postales pour y toucher leurs aides.

Il leur a ainsi demandé d’apporter leurs stylos pour signer les formulaires et de maintenir une distance d’un mètre et demi dans la file d’attente, ainsi que d’informer par téléphone les autorités en cas de symptômes de fièvre. Le ministère leur a également recommandé le port du masque, précisant que le nombre de personnes autorisées simultanément à entrer dans les banques serait limité.

Dix personnes à Gaza ont été touchées par le virus. Toutes ont été placées en quarantaine et ne se mélangent pas au reste de la population, selon le ministère de la Santé de l’enclave côtière.

Depuis le mois d’octobre 2018, le Qatar a également consacré des millions de dollars par mois à l’achat du carburant nécessaire à l’approvisionnement de la seule centrale électrique de Gaza et pour soutenir d’autres projets.

Mohammed al-Emadi, qui s’est fréquemment rendu à Gaza, en Cisjordanie et en Israël, maintient le contact avec l’Autorité palestinienne dominée par le Fatah, les gouvernants du Hamas, au sein de l’enclave côtière, et les responsables israéliens.

Cinquante-cinq pour cent des Palestiniens à Gaza vivent dans la pauvreté, a établi un rapport émis en 2018 par les Nations unies. Quatre-vingts pour cent dépendent de l’aide internationale, selon l’UNRWA, la principale organisation en charge des services de santé, d’éducation et autres destinés aux réfugiés palestiniens et à leurs descendants.

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