Gaza : Fin des travaux de la barrière souterraine anti-tunnels
Des responsables de la sécurité estiment que le Hamas profite de la période d'accalmie pour se procurer des armes ; les soldats israéliens ont simulé une guerre dans les tunnels

Après quatre années de travail, l’armée israélienne vient de terminer une barrière souterraine sophistiquée à sa frontière avec Gaza qui sera utilisée pour détecter et prévenir les constructions de tunnels permettant aux groupes terroristes d’accéder au territoire israélien.
La fin des travaux a eu lieu officiellement la semaine dernière.
La barrière est un mur en béton épais s’enfonçant à des dizaines de mètres et équipé de capteurs pour détecter toute activité d’excavation.
La barrière a déjoué un premier tunnel au mois d’octobre, selon les militaires. Ce tunnel était entré sur le territoire israélien sur plusieurs dizaines de mètres, mais il était toutefois resté du côté gazaoui de la barrière souterraine, autour de la bande.
Cela était le vingtième tunnel creusé par des terroristes à avoir été détecté depuis la guerre de Gaza, en 2014, pendant laquelle l’armée en avait détruit à-peu-près 30 qui pénétraient sur le territoire israélien, avait déclaré un porte-parole de Tsahal.
Des fortifications supplémentaires sont encore en cours de construction, comme une clôture qui s’étendra sur 65 kilomètres en entourant l’enclave, installée au sommet d’un mur de béton souterrain. Elle est terminée à 80 %.
Le projet de barrière devrait coûter approximativement trois milliards de shekels, chaque kilomètre de la portion souterraine de la barrière coûtant approximativement 41,5 millions de shekels. La clôture est significativement moins onéreuse, à seulement 1,5 million de shekels par kilomètre.
La nouvelle clôture qui entoure la bande de Gaza est construite au sein du territoire israélien, à quelques dizaines de mètres de l’actuelle – qui est plus basse et plus facile à franchir. Cette barrière plus ancienne ne sera pas pour autant enlevée.
Pour sa part, selon Kan News, l’establishment sécuritaire israélien estime que le Hamas profite de cette période de calme relatif pour se former en vue de futurs conflits avec Israël et pour se procurer des armes plus avancées.
Lundi dernier, l’armée israélienne a indiqué avoir découvert une « menace potentielle » pour les navires qui transitent au large de la côte de Gaza, sans détailler la nature de cette menace.
« Les troupes israéliennes ont détecté une activité et elles l’ont déjouée », ont ajouté les militaires.
La Douzième chaîne a expliqué plus tard que cette menace était un bateau du Hamas qui se faisait passer pour une embarcation de pêcheurs. Le correspondant militaire de la chaîne a précisé qu’un grand nombre des détails de l’incident avaient été placés sous embargo par le censeur militaire, mais que le bateau du Hamas avait été détruit et coulé par un missile tiré par les soldats israéliens.
L’armée israélienne a averti de manière répétée que le groupe terroriste du Hamas, gouvernant de-facto à Gaza, ainsi que d’autres organisations terroristes de la bande, avaient développé un certain nombre d’armes embarquées sur des navires – des mines, des bateaux-kamikazes remplis d’explosifs et des sous-marins autonomes.
Au même moment, le Commandement du sud de l’armée israélienne a terminé une série d’exercices, cette semaine, visant à préparer les commandants au prochain conflit d’ampleur avec Gaza.
Pendant ces exercices, les officiers se sont entraînés dans des tunnels reconstitués et se sont préparés à de potentiels enlèvements de soldats.
מרבי קומות ועד לחימה בתוך המנהרות: צה"ל נערך לעימות נרחב ברצועת עזה. לצד השלמת המכשול התת קרקעי ובמקביל להסדרה, מעריכים במערכת הביטחון שחמאס מנצל את התקופה השקטה כדי להתעצם בייצור אמצעי לחימה מתקדמים | תיעוד@roysharon11 pic.twitter.com/MGjvVqCgmC
— כאן חדשות (@kann_news) March 4, 2021
Un haut-commandant militaire israélien a déclaré au mois de février que, selon Tsahal, le Hamas avait reconstitué son arsenal depuis la guerre de 2014, et qu’il disposait maintenant d’un vaste stock de roquettes, de missiles de précision et de drones.
Le groupe aurait aussi environ 30 000 combattants sous ses ordres, notamment 400 commandos marines qui auraient été formés de manière sophistiquée et qui auraient des équipements leur permettant de mener des opérations en mer, a ajouté le commandant. Il s’est exprimé sous couvert d’anonymat, conformément aux directives militaires.







