Gaza : Les médiateurs égyptiens poussent les Palestiniens à la réconciliation
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Gaza : Les médiateurs égyptiens poussent les Palestiniens à la réconciliation

Une équipe de responsables augmente la pression pour sauver l'accord de réconciliation moribond entre le Hamas et le Fatah

Des Palestiniens brandissent le drapeau national durant une manifestation à Gaza, le 3 décembre 2017, en soutien aux pourparlers de réconciliation entre le Hamas et le Fatah (Crédit : AFP/Mohammed Abed)
Des Palestiniens brandissent le drapeau national durant une manifestation à Gaza, le 3 décembre 2017, en soutien aux pourparlers de réconciliation entre le Hamas et le Fatah (Crédit : AFP/Mohammed Abed)

Une équipe de responsables égyptiens est arrivée dans la bande de Gaza dimanche pour renouveler les efforts poussant à la réconciliation entre les factions rivales palestiniennes du Fatah et du Hamas.

Deux agents des renseignements égyptiens et un diplomate se sont rendus au sein de l’enclave palestinienne en compagnie de plusieurs ministres du gouvernement du cabinet palestinien dirigé par le Fatah en Cisjordanie.

Une délégation de leaders du Hamas se trouve de la même manière en Egypte depuis le 9 février pour ce qui est considéré comme une tentative d’intensification d’une campagne de pression égyptienne sur le groupe terroriste qui gouverne Gaza.

Un accord négocié par l’Egypte, début octobre, avait établi à l’origine une date butoir – le 1er décembre – pour le plein transfert des pouvoirs dans la bande de Gaza à l’Autorité palestinienne mais les désaccords entre les deux factions ont vu cette date limite repoussée à plusieurs reprises.

Les querelles portant sur les services civils et le sort réservé à l’aile militaire du Hamas, forte de 25 000 hommes, sont restées des questions épineuses entre les deux parties.

L’année dernière, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait juré de prendre des mesures « douloureuses et sans précédent » contre le Hamas pour forcer le groupe terroriste à démanteler son gouvernement de facto dans la bande de Gaza et l’amener à rendre le pouvoir à l’Autorité palestinienne, appuyée par l’Occident.

La menace d’Abbas avait été suivie par une série de sanctions qui avaient compris des coupes drastiques effectuées dans les salaires des employés de l’AP dans la bande de Gaza, la suspension des aides accordées à des centaines de familles et la retraite forcée de milliers de fonctionnaires.

De plus, l’AP avait cessé de payer l’électricité et les approvisionnements en carburant au sein de l’enclave côtière à Israël.

Le Hamas avait espéré qu’Abbas lèverait les sanctions après la signature au mois de novembre 2017 de l’accord de « réconciliation » au Caire, qui n’a depuis cessé de vaciller.

Le groupe terroriste devait rendre le pouvoir à l’AP en date du 1er décembre, mais les désaccords portant sur les services civils et le désarmement des milices du Hamas n’ont pas permis le respect de ce calendrier pré-défini. Une date limite du 1er février est également passée sans aucun progrès à l’horizon.

Tandis que de légers changements sont survenus depuis la signature de l’accord, l’année dernière – de manière plus notable, le transfert des frontières de Gaza entre les mains de l’AP – le Hamas reste fermement en charge du territoire.

Il avait été espéré que la réconciliation entre le Fatah et le Hamas puisse soulager les souffrances humaines à Gaza, qui accueille deux millions de personnes.

Au début du mois, un haut responsable des Nations unies a estimé que Gaza se trouvait « au bord de l’effondrement ».

L’accord de réconciliation a également été vu par certains comme une stratégie mise en place par les Palestiniens pour s’attaquer à une crise des relations avec les Etats-Unis et le gouvernement israélien de droite.

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