GB : démission d’une candidate du Labour suite à une controverse sur Israël
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GB : démission d’une candidate du Labour suite à une controverse sur Israël

Le parti a expliqué avoir ouvert une enquête sur Kate Ramsden, qui a dit qu'Israël était "un enfant maltraité devenu un adulte abusif", et réexaminer sa candidature

Kate Ramsden (Crédit : Facebook)
Kate Ramsden (Crédit : Facebook)

Une candidate du parti britannique travailliste aux prochaines élections nationales a démissionné en raison de ses propos controversés sur Israël, ont annoncé jeudi soir les médias du Royaume-Uni.

Kate Ramsden, du district écossais de Gordon, fait l’objet d’une enquête interne au sein de la formation et risquait des sanctions pour avoir semblé faire un parallèle entre les atrocités commises contre les Juifs pendant la Shoah et les agissements d’Israël à l’égard des Israéliens.

Dans une note de blog qui a été signalée par le Jewish Chronicle, Ramsden dit que « pour moi, l’Etat israélien s’apparente à un enfant maltraité devenu un adulte abusif ».

« Comme tous les abus commis sur les enfants, ça doit s’arrêter… Et de la même manière que nous intervenons auprès de ceux qui maltraitent les enfants, la communauté internationale doit intervenir auprès d’Israël ».

Dans une autre publication, a fait savoir le Chronicle, Ramsden clame que les accusations d’antisémitisme au sein du parti sont « orchestrées par l’establishment des riches. »

Le Labour a expliqué avoir eu connaissance des publications avant le Chronicle et avoir déjà ouvert une enquête. Le parti a également demandé à Ramsden un entretien. Suite à la révélation de ces publications, Ramsden a annoncé sa démission.

« Nous avons immédiatement agi pour réexaminer la candidature de Kate Ramsden au vu des contenus que nous avions découvert », a dit une source Travailliste au Guardian. « Des personnels du siège du Labour avaient trouvé ces posts alors qu’ils effectuaient les contrôles obligatoires pour les candidatures… Le parti est passé rapidement et fermement à l’action dans ce dossier ».

Au début de la semaine, le Chronicle consacré un article à une autre candidate du parti, Zarah Sultana, qui, en 2015, avait écrit sur Twitter qu’elle « fêterait » le décès de plusieurs politiciens, parmi lesquels l’ex-Premier ministre Tony Blair et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La candidate au parlement britannique Zarah Sultana. (Capture d’écran : Twitter via JTA)

Sultana qui, selon le Chronicle, soutient le mouvement de boycott contre Israël et critique l’Etat juif sur les réseaux sociaux, a présenté depuis ses excuses.

Le parti travailliste doit répondre d’accusations d’antisémitisme impliquant son leader, Jeremy Corbyn, sous le feu des projecteurs depuis son échec présumé à mettre un terme aux discours de haine et pour ses actions passées dans lesquelles il a semblé les ignorer, les tolérer ou les encourager.

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