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GB/transfert de l’ambassade à Jérusalem : prudence de Rishi Sunak et Liz Truss

Rishi Sunak affirme que Jérusalem est la capitale incontestée d’Israël, mais qu’un transfert est complexe. La favorite des conservateurs, Liz Truss, "examinera" la question

Ce montage photo créé le 12 juillet 2022 donne à voir la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, à son arrivée pour la réunion hebdomadaire du Cabinet au 10 Downing Street, à Londres, le 19 avril 2022, et le chancelier britannique de l’époque, Rishi Sunak, quittant le 11 Downing Street, à Londres, le 23 mars 2022. (Daniel Leal et Tolga Akmen/AFP)
Ce montage photo créé le 12 juillet 2022 donne à voir la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, à son arrivée pour la réunion hebdomadaire du Cabinet au 10 Downing Street, à Londres, le 19 avril 2022, et le chancelier britannique de l’époque, Rishi Sunak, quittant le 11 Downing Street, à Londres, le 23 mars 2022. (Daniel Leal et Tolga Akmen/AFP)

Les deux candidats en lice pour succéder à Boris Johnson au poste de Premier ministre du Royaume Uni se sont exprimés avec prudence sur la question d’un possible transfert de leur ambassade à Jérusalem et de la reconnaissance de la ville comme capitale d’Israël.

L’ex-chancelier de l’Échiquier Rishi Sunak et la ministre des Affaires étrangères Liz Truss sont en compétition pour la direction du Parti conservateur, au pouvoir au Royaume-Uni, après l’annonce de la démission de Johnson de son poste de chef de parti et de Premier ministre, le mois dernier.

S’exprimant lors d’un événement organisé par les Amis conservateurs d’Israël, lundi, Sunak a déclaré que Jérusalem était « sans conteste la capitale historique » d’Israël et qu’il y avait des « arguments très solides » pour y transférer l’ambassade du Royaume-Uni, actuellement à Tel Aviv.

« C’est quelque chose que j’aimerais faire », a-t-il déclaré.

Sunak a toutefois exprimé des réserves quant aux difficultés soulevées par la question.

« Tout ce que je dirais, n’ayant pas été ministre des Affaires étrangères, c’est qu’il doit y avoir des sensibilités fortes parce que, si c’était aussi facile, cela aurait déjà été fait », a-t-il expliqué.

Au début du mois d’août, Truss, favorite de la course, a adressé un courrier aux Amis conservateurs d’Israël promettant de « revoir » la question de l’ambassade: « Je comprends l’importance et la sensibilité de l’emplacement de l’ambassade britannique en Israël. J’ai eu de nombreuses conversations avec mon bon ami le Premier ministre Yair Lapid à ce sujet. »

Aucun des deux candidats ne s’est engagé définitivement sur la question en cas de succès.

Quel que soit le pays concerné, le transfert de l’ambassade à Jérusalem est souvent promis aux électeurs juifs ou pro-israéliens par certains candidats aux élections, mais la mise en œuvre du projet achoppe sur des questions de sécurité.

Les Palestiniens revendiquent une partie de Jérusalem, dont ils souhaitent faire leur future capitale, et la plupart des pays, Grande-Bretagne y compris, refusent de reconnaître la ville comme siège du gouvernement israélien.

Sur cette photo du 21 mars 2019, le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo et l’ambassadeur des États-Unis en Israël David Friedman posent devant la plaque de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem. (Jim Young/ via AP, Archive)

La Grande-Bretagne est l’un des 128 pays à avoir voté en faveur d’une résolution des Nations Unies condamnant la décision du président américain Donald Trump de transférer l’ambassade à Jérusalem et de la reconnaître comme capitale d’Israël, en 2017. La résolution invitait également les pays à ne pas transférer leur mission diplomatique à Jérusalem.

Trois pays – Honduras, Guatemala et Kosovo – ont emboîté le pas aux États-Unis malgré les résistances de la communauté internationale.

D’autres, dont le Royaume-Uni, ont maintenu leur mission principale à Tel Aviv.

Israël s’est emparé de la partie orientale de la ville, qu’elle a prise à la Jordanie à l’issue de la guerre des Six Jours, en 1967, et l’a annexée en 1980, en dépit de la condamnation du Conseil de sécurité des Nations Unies, au nom du droit international.

Les résultats du scrutin pour la direction du Parti conservateur britannique devraient être connus le 5 septembre prochain.

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