Gideon Saar affirme qu’un homme a suivi les déplacements de son fils
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Gideon Saar affirme qu’un homme a suivi les déplacements de son fils

La police a ouvert une enquête après que le député s'est plaint qu'un individu non identifié aurait récolté des informations sur son fils

Gideon Saar du Likud lors d'une réunion du parti Likud au Centre héritage Menahcem Begin à Jérusalem le 11 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
Gideon Saar du Likud lors d'une réunion du parti Likud au Centre héritage Menahcem Begin à Jérusalem le 11 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le député du Likud Gideon Saar a déposé une plainte auprès de la garde de la Knesset au sujet d’un individu non identifié qui aurait rassemblé des informations sur l’emploi du temps de son jeune fils, a annoncé la Douzième chaîne d’information.

Selon le reportage, l’homme a tenté de savoir quand le fils de Gideon Saar arrivait à l’école et quand il rentrait chez lui.

La police a été informée et a ouvert une enquête, et le niveau de protection du député a été renforcé.

Aucun autre détail n’a été donné.

L’élu du Likud est victime d’une pluie d’insultes en ligne depuis qu’il a déclaré qu’il ne soutiendrait pas une nouvelle loi accordant l’immunité judiciaire au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Dans un tweet de dimanche, il a partagé une capture d’écran d’une page Facebook le qualifiant de « traître », avec une photo retouchée de lui portant un keffieh arabe.

« Un des nombreux exemples d’incitation à la haine sur les réseaux sociaux depuis ce week-end. L’incitation à la haine, les intimidations et les menaces ne fonctionneront pas », a-t-il écrit.

La publication Facebook n’a pas été condamnée par des élus du Likud, mais a été dénoncée par le député Yair Lapid du parti d’opposition Kakhol lavan.

« C’est ce qui arrive quand certains critiquent le dirigeant en Turquie. C’est une tendance dangereuse, il faut y mettre un terme immédiatement », a ainsi tweeté Yair Lapid.

Dans un entretien la semaine dernière, le député influent du Likud qui s’est déjà opposé à Netanyahu par le passé, a été le premier élu du parti au pouvoir à se prononcer contre le projet soutenu par le Premier ministre pour faire adopter une loi le protégeant d’une mise en examen dans une série d’affaires de corruption.

« Cette loi ne produit aucun bénéfice et cause un maximum de dégâts » a-t-il déclaré dans un entretien avec la Douzième chaîne. Un certain nombre d’élus du Likud l’ont fustigé pour ses remarques, alors que des sources au sein du parti ont déclaré à des médias israéliens qu’il tentait de prendre la place de Netanyahu.

Pourtant, plusieurs autres dans le parti ont depuis exprimé leurs propres réserves sur la loi.

Netanyahu a déclaré à plusieurs reprises lors de la campagne électorale qu’il ne soutiendrait pas une loi lui accordant l’immunité. Pourtant, plusieurs articles récents ont suggéré le contraire.

La semaine dernière, le quotidien Haaretz a annoncé que Netanyahu prévoyait de promouvoir un projet de loi permettant aux élus d’outrepasser des décisions administratives de la Cour suprême, y compris celles qui s’opposeraient à l’immunité du Premier ministre permise par une législation ou une décision de la Knesset.

Le Premier ministre est menacé par des accusations de fraude et d’abus de confiance dans trois affaires, et de corruption dans l’une d’entre elles. Netanyahu, qui selon la loi, a le droit à une audience de pré-jugement avec le procureur général avant d’être formellement inculpé, a nié toute malversation et affirme que les accusations de corruption visent à le forcer à quitter son poste.

Raoul Wootliff a contribué à cet article.

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