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Gilad Erdan ne se présentera pas aux primaires du Likud

L'ambassadeur d'Israël aux Nations unies achèvera son mandat à l'ONU, jusqu'en août 2023

L'ambassadeur israélien aux Nations Unies Gilad Erdan s'adresse au Conseil de sécurité le 19 octobre 2021. (Crédit : Autorisation)
L'ambassadeur israélien aux Nations Unies Gilad Erdan s'adresse au Conseil de sécurité le 19 octobre 2021. (Crédit : Autorisation)

Le bureau de l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, Gilad Erdan, a annoncé jeudi qu’il ne se présentera pas aux prochaines primaires du Likud et qu’il restera à son poste jusqu’à la fin de son mandat de trois ans, en août 2023.

Le député et ministre chevronné a exprimé son intérêt à diriger un jour le Likud, mais il rejoint plusieurs autres législateurs du parti qui attendent que Benjamin Netanyahu cède la première place.

Erdan « continuera… à mettre à profit son expérience et ses capacités pour défendre l’État d’Israël et ses positions sur la scène internationale », a indiqué son bureau.

La course aux primaires a commencé il y a quelques semaines. Parmi les candidats les plus connus qui se sont présentés pour tenter de réintégrer la Knesset figurent l’ancien ambassadeur aux Nations unies Danny Danon et l’ancien député Moshe Feiglin. Le conseiller économique de Netanyahu, Avi Simhon, est un nouveau visage qui attire l’attention, tandis que le député et ancien ministre chevronné Yuval Steinitz a annoncé mardi sa retraite politique, après 23 ans de carrière au sein du Likud.

A LIRE : Pour Netanyahu, une campagne électorale qui ressemble à un dernier tour de piste

Le Likud, qui occupait 30 sièges dans la Knesset sortante et qui émerge régulièrement des scrutins comme le parti le plus important au parlement, a mis en place un système compliqué de Primaires pour déterminer une partie non négligeable de sa liste de candidats. Le député David Bitan a fait savoir, la semaine dernière, que les Primaires et les coûts de campagne associés coûtaient à la formation aux environs de dix millions de shekels, alors que les candidats tentent de mobiliser les approximativement 140 000 membres du Likud enregistrés.

Cinq modalités permettent de mettre au point la liste électorale du Likud. La première, le leader du parti – qui prendra la première place – est déterminé. Toutefois, cette élection à la barre du Likud a été annulée, la semaine dernière, lorsque le numéro deux du mouvement, Yuli Edelstein, a cédé aux pressions qui lui demandaient de retirer sa candidature, la semaine dernière. A la place, le Comité central et la Commission constitutionnelle approuveront bientôt une proposition visant à maintenir Netanyahu dans le fauteuil qu’il occupe depuis 23 ans cumulativement, selon des sources du Likud.

Ensuite, Netanyahu, en tant que dirigeant du parti, pourra nommer trois personnes à des places garanties sur la liste. Des places qui sont regardées avec beaucoup d’intérêt par les anciens députés Yamina qui ont contribué au renversement de la coalition qui était dirigée par le leader de leur propre formation devenu depuis Premier ministre d’alternance, Naftali Bennett. Vingt-quatre heures après que Bennett et le Premier ministre actuel, Yair Lapid, ont initié le processus de dissolution de la Knesset, entraînant un nouveau scrutin, Netanyahu avait déclaré qu’il avait un certain nombre de places garanties à offrir sur la liste et qu’il « prendrait en compte » le fait que certains législateurs, comme les rebelles de Yamina, « avaient su conserver leur loyauté à l’égard de l’idéologie ».

Une fois les places garanties remplies, les trois étapes suivantes déterminent le reste de la liste.

Lors de la troisième modalité, la « liste nationale » est établie par les membres du parti qui votent lors des primaires. Dans la quatrième, les membres votent pour choisir les candidats des « minorités » qui sont placés sur la liste nationale. Par exemple, le Likud réserve quelques places aux femmes, aux nouveaux immigrants et à d’autres représentants spécialisés.

Finalement, le Likud réserve 10 places pour des candidats spécifiques aux districts. Ces candidats ne sont pas élus par les électeurs primaires, mais par les membres de la commission centrale du parti, qui compte environ 4 000 membres.

La majorité des candidats n’entreront pas à la Knesset. En 2021, le Likud a présenté une longue liste de 120 candidats, mais n’a envoyé que le quart supérieur au Parlement.

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